Libre marché et corporatisme

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À son origine, le capitalisme n’était qu’un système de transactions libres qui permettaient une utilisation efficace des ressources et du capital afin de produire pour la consommation de masse. Le capitalisme à rendu possible aux masses d’augmenter leur niveau de vie de façon inédite dans l’histoire et a permis aux régions qui ont adopté ce modèle économique de développer une richesse jamais connue avant et qui est accumulée par la production, contrairement à auparavant ou la richesse était accumulée plutôt par la guerre et le pillage entre membres de la noblesse. Dans ce système original, les « capitalistes » étaient en fait quiconque économisait et investissait, ce qui inclue des gens comme vous et moi. Les entrepreneurs étaient ceux qui ensuite mettaient le capital ainsi à l’oeuvre afin de produire des biens et produire la richesse.

Ce système a été perverti ou détourné par un groupe de banquiers et d’industrialistes qui ont su obtenir le concours de l’état afin de s’enrichir au dépens des masses. Ce système ainsi perverti est devenu le capitalisme corporatiste que nous connaissons maintenant. Un système qui enrichit les puissants au détriment des masses. On n’a qu’à regarder les massifs transferts de richesses consentis au banques, sous prétexte de préserver le système bancaire d’une destruction imminente, aux frais des contribuables qui ont été opérés depuis le début de la présente crise économique; pour voir à quel point ce système est tordu. C’est pourquoi depuis le début de cette crise les libertariens comme moi ne cessent de hurler: « Ceci n’est pas du capitalisme« .

Nous estimons qu’à la racine de ce problème est le contrôle de la monnaie et des intérêts par l’état et les banques. Un des grand mythe populaire de notre époque est la croyance que c’est l’argent qui fait la richesse. C’est faux. L’argent n’est qu’un intermédiaire et n’a d’utilité que dans la mesure où il peut être échangé contre des biens qui nous sont utiles. Si vous échouez sur une ile déserte avec un million de dollars, serez vous riche? Non! votre million ne serait bon qu’à bruler parce qu’il ne pourrait pas être utilisé comme médium d’échange pour obtenir quoique ce soit. Ceci étant dit, on en conclue que n’importe quelle commodité qui peut être échangée contre ce qu’on désire peut servir de monnaie d’échange. L’évolution de l’usage de la monnaie à partir du système de troc s’est opéré à travers des opérations de marché, non par décret gouvernemental. Alors pourquoi est-il nécessaire que ce soit l’état qui contrôle l’émission de monnaie? La réponse en fait est que ce contrôle n’est effectivement pas nécessaire et que c’est en grande partie de ce contrôle, et la délégation de celui-ci aux banques que proviennent les plus grandes injustices de ce monde. Quant à l’intérêt, il joue un rôle fondamental dans un marché libre.

Chaque commodité dans une économie a un prix qui fluctue selon l’offre et la demande de cette commodité. Étant donné que l’argent est fondamentalement une commodité, il a également un prix et c’est l’intérêt. L’intérêt, c’est le prix qu’on doit payer pour acquérir un bien maintenant, plutôt que plus tard. Ses fluctuations sont un indicateur de la quantité d’argent disponible à l’emprunt. Plus les gens épargnent, plus le taux baisse, donnant ainsi au marché le signal que ces ressources sont disponibles. Lorsque la quantité de cet argent baisse, les taux remontent, encourageant ainsi les gens à l’épargne. Vu de cette façon, on constate que toute manipulation artificielle et arbitraire va fausser cet important signal de marché. C’est cette manipulation qui aujourd’hui est à l’origine de cycles économiques toujours plus violents.

Les libertariens considèrent que de règlementer encore plus le système est contre-productif. Les corporatistes contrôlent les règlementations et les retournent toujours en leur faveur. Les dés règlementaires sont pipés. Il faut aller à la source. Cette source, c’est la collusion entre l’état et les corporatistes. L’état est le seul organe de la société ayant l’usage légal de la force. L’état est le seul qui peut offrir le monopole légal sur la création de monnaie et le contrôle des intérêt dont jouissent les banquiers et la main-mise règlementaire qui favorisent le Big business corporatif face au petit entrepreneur.

C’est pourquoi nous voulons une réduction des pouvoirs de l’état. Que ces pouvoirs reviennent dans les mains du peuple. L’argent peut être créé de façon libre sans le concours de l’état et des banques. La pratique frauduleuse des réserves fractionnaires devrait être illégale. Les intérêts devraient retourner à leur rôle original de signal de marché, plutôt que de servir de levier au profit des corporatistes. Les règlementations qui servent les intérêts corporatistes doivent être abolies pour être remplacées par des règlementations plus justes qui assurent que tous restent égaux devant la loi.

Pour moi et plusieurs comme moi, c’est ça la minarchie.

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A propos de l'auteur

Philippe

Mon nom est Philippe. J'habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

4 Réponses à “Libre marché et corporatisme”

  1. Ça résume bien la source du problème: le contrôle étatique de la monnaie. Si seulement la monnaie était libéralisée, on règlerait une énorme partie de la situation.

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  2. « Lorsque la quantité de cet argent baisse, les taux remontent, encourageant ainsi les gens à l’épargne.  »

    Et pourtant les caisses, les banques et tous leurs petits amis étatiste n’avaient qu’un seul slogan à nous marteler dans la tête comme on rentre un clou dans un deux par quatre en fessant dessus à coups de marteau: « Vous êtes endettés par dessus la tête? Aucun problème, dépensez encore plus, ça va relancer l’économie. »

    Yeah right, ça va nous mettre dans le trou encore plus et ça va mettre encore plus de monde en faillite.

    Les bas taux d’intérêts maintenus artificiellement bas par des organisations comme la réserve fédérale aux USA ne permettent pas à la chaine de dominos de rester debout, ils ne font que retarder pour quelques temps sa chute qui sera encore plus brutale lorsque l’inévitable mouvement se mettra en branle.

    C’est pour cela que 2010 et peut-être 2011 et 2012 aussi pourraient être pire encore que l’année 2009 au chapitre de la crise du crédit aux USA et ailleurs.

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  3. Le meilleur remède sera sans contredit de revenir aux practiques de nos aïeuls qui consistaient à ne pas vivre au-dessus de nos moyens et de ne pas mordre à l’hameçon lorsque les institutions financières nous laissent croire que nous sommes riches parce que nous avons une bonne solvabilité d’endettement. Les banques vivent de l’argent que nous leurs versons en intérêts…à nous d’y voir.

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  4. @ Desro

    Bienvenue sur mon blogue.

    Le meilleur remède sera sans contredit de revenir aux practiques de nos aïeuls qui consistaient à ne pas vivre au-dessus de nos moyens

    Ah si seulement nos politiciens comprenaient ça aussi… :)

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