Le mythe de l’exploitation capitaliste
Quand je parle de capitalisme, on me parle souvent d’exploitation comme si tous les travailleurs salariés étaient des esclaves dépouillés de libre-arbitre qui n’ont aucun choix que de travailler pour un employeur qui ne les paient pas à sa juste valeur et qui se bourre les poches à leur dépends. Cette croyance vient largement des écrits de socialistes comme Marx et Engels, qui eux la dérivent d’une croyance chrétienne selon laquelle la nature pourvoit généreusement à chaque homme ou femme sa juste part et que quiconque réussit à obtenir plus doit automatiquement le faire en usurpant la part d’un autre. De là le mythe de l’exploitation.
C’est un mythe qui n’a aucun fondement dan la réalité. La nature n’a jamais été « généreuse », sinon pourquoi avons-nous toujours dû travailler et s’éreinter pour cultiver, chasser, creuser pour du minerai, etc. Tout ce que nous obtenons de la nature, nous devons lui arracher. Alors d’où vient cette notion que chaque humain a droit à sa juste part, peut importe s’il a travaillé pour l’obtenir ou non, en seule vertu de son besoin?
S’il est important pour une société de traiter toute personne de façon égale face à la loi, il est cependant faux de prétendre que tous les êtres humains sont nés égaux en capacités. Nous avons tous de différents talents et un niveau d’intelligence différent. C’est aussi faux de prétendre que n’importe qui peut gérer efficacement des ressources de façon à fournir un produit fini avec le meilleur rapport qualité/prix possible. Ça prend un certain talent pour le faire, tout comme ça prend du talent pour jouer au hockey dans la LNH. C’est pas tout le monde aussi qui va se priver de consommer maintenant, dans le but de pouvoir le faire plus tard. Combien d’entre vous seraient capables de vivre plus d’un mois sans salaire? Pourtant, il n’y a pas 56 manières de s’enrichir. Il faut d’abord et avant tout savoir épargner. L’épargne crée du capital qui ensuite génère la richesse en l’investissant dans la production plutôt que la consommation. C’est ce que font les méchants capitalistes. Ils prennent leur argent, souvent accumulée pendant qu’ils travaillaient à salaire, et plutôt que de s’acheter un écran plasma à $5000, ils investissent dans une entreprise pour fournir un bien ou service dont les consommateurs ont besoin. Pour ce faire, ils doivent conjuguer diverses précieuses ressources de la façon la plus efficace possible pour pouvoir offrir leur produit au meilleur prix possible et se tailler une place dans le marché. Une de ces ressources, c’est la main-d’oeuvre.
De la même façon qu’ils doivent se faire compétition pour attirer la faveur du consommateur, ces producteurs doivent se faire aussi compétition pour toutes les ressources, y compris la main d’œuvre. C’est certain qu’il est dans l’intérêt d’un employeur de minimiser ses coûts de main d’œuvre, tout comme c’est dans l’intérêt de l’employé d’obtenir le plus possible pour ses services. La valeur de ces services est déterminée par le jeu de l’offre et de la demande. De cette façon, si une telle qualification est très en demande, ceux qui possèdent cette qualification vont se voir offrir un salaire plus élevé que ceux qui ne sont pas qualifiés. Si ces ouvriers qualifiés sont très rares, leurs salaires seront de plus en plus élevés, incitant de plus en plus de personnes à apprendre ce métier. Si en revanche une telle qualification est moins en demande, les salaires seront moindres, incitant les gens à changer de métier volontairement. Bref, même s’il est dans l’intérêt d’un employeur de payer le moins possible, il n’a guère le choix de payer le prix du marché s’il veut avoir des ouvriers qualifiés.
La relation d’un employé et d’un employeur n’est pas celle d’un serf envers son seigneur ou d’un esclave envers son maitre. Il choisit de plein gré d’accepter ou de refuser l’emploi qui lui est offert. Si cet emploi cesse de lui plaire, il est également libre de le quitter et de travailler ailleurs. Leur association est basée sur un consentement mutuel et non sur la coercition. Aucun employeur n’a le pouvoir de forcer quiconque à travailler pour lui contre son gré. C’est donc dire que s’il y a exploitation, c’est que l’employé a consenti d’emblée à se laisser exploiter. Alors soit c’est une fable, ou l’employé n’a que lui-même à blâmer.
Quelle thèse préférez-vous? Que vous vous laissez sciemment exploiter, dans quel cas vous êtes un idiot; ou que vous n’êtes pas exploité du tout?









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C’est tellement plus facile pour nous, pauvres canadiens-français nés pour un petit pain, de se plaindre et de s’apitoyer sur notre sort! Je suis trop twit pour réussir alors c’est impossible que quelqu’un puisse être brillant et réussir dans un monde capitalisme sans ayant fourré tout le monde!
J’aime bien ton éditorial, surtout la conclusion… Si ça peut réveiller une personne, c’est gagné!
C’est tellement plus facile de faire le mouton et de suivre le troupeau. C’est « in » de caller les méchantes compagnies, les méchants capitalistes, les gros riches fumeurs de cigare géants…
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@ Waried
C’est toujours plus facile de blâmer les autres pour ses échecs, c’est pour ça que le socialisme a un terreau fertile.
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Et pourtant, cette société actuelle basée sur le capitalisme est ce que l’humanité a fait de mieux jusqu’à maintenant. Ils préfèreraient la monarchie ou la dictature, ou alors le communisme qui a lamentablement échoué?
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@ Christian Rioux
Les arguments de la gauche sont toujours basés sur l’émotion plutôt que la raison. À partir du moment où ils doivent être mesurés selon des critères rationnels, leurs arguments tombent en pièces. Le mythe de l’exploitation n’est basé que sur la jalousie et l’envie.
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J’ajouterais la lâcheté…
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Bien cet article, ça fait plaisir à lire.
Ah ces canadiens!
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@ Evrard
Content que vous l’ayez apprécié.
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