Réflexions philosophiques

Je crois que beaucoup de gens seraient d’accord pour dire que nous les libertariens sommes de drôles d’énergumènes. Nous ne sommes ni véritablement à droite, ni à gauche. Du point de vue économique, nous prêchons le laisser-faire et le libre-marché. Du point de vue social, beaucoup de nos valeurs sont partout, sauf à droite. Ce que nous sommes est ce qu’on pourrait appeler pro-liberté et anti-autorité. Toutes nos positions passent à travers ce prisme, et parfois, pour ceux qui ne sont pas très familliers avec cette philosophie, ça paraît très contradictoire.
Dans son essai «Of liberty», John Stuart Mills disait que l’homme était souverain de sa propre personne. Chaque homme ou femme est libre de disposer de son corps et de ses biens comme bon lui semble, tant que cela ne cause de préjudice à une autre personne. Il disait également que la seule raison pour laquelle une société peut justifier d’entraver la liberté d’un individu contre son gré (par la force ou la coercition), est pour prévenir qu’un tort soit fait à autrui. Prévenir qu’il cause un tort à lui-même n’est pas suffisant. En d’autre mots, il n’appartient pas à l’état ou à la société de sauver quelqu’un de lui-même.
Ce qui me mène au questionnement suivant: pourquoi certaines activités qui ne causent de tort à personne sauf ceux qui la pratiquent sont-elles criminalisées ou réprimées? Dans cette catégorie, j’inclue des actes tels que la consommation de drogues, la prostitution, la polygamie, etc. Faisons abstraction du fait que ces actes froissent la sensibilité de certains, ils ne regardent en fin de compte que ceux qui le font de leur plein gré et personne d’autre. La question ici n’est pas d’évaluer la moralité de l’acte ou de l’endosser, mais de déterminer si ces actes causent un préjudice à un tiers. Qu’une personne utilise des drogues, en principe, ne cause de tort à personne sauf la santé du consommateur. Peu importe ce qu’on pense de la moralité de la chose, la prostitution et la polygamie sont supposés être des transactions entre adultes consentants. Il n’appartient pas à la société de les réprimer si aucun tort n’est causé. Lorsqu’on commence à criminaliser de tels actes, qui ne causent aucun tort, mais qui froissent la sensibilité de certains qui forment une majorité, nous imposons alors la moralité de ces personnes au détriment de la liberté des autres.
De plus, la criminalisation de certains « vices » va évidemment entrainer d’autres actes criminels et causer du gangstérisme. Le gangstérisme a toujours été fondé sur l’exploitation de nos vices. Il existe partout où ces vices sont réprimés, et nulle part où ils ne le sont pas. Libéralisez les vices et un grand segment de la criminalité n’ a plus sa raison d’être. Chose certaine, on verrait beaucoup moins d’histoires comme celle-ci.










Posts

Salut Phil,
Tu devrais peut-être mieux t’informer sur le sujet de la drogue…
Crois-tu réellement qu’il existe un toxicomane sur Terre qui ne cause de préjudices à qui que ce soit?
Quand un toxicomane cause du tord à sa santé et qu’il doit recevoir des soins, qui paye pour ça?
Si une femme enceinte abuse des drogues durant sa grossesse, fait-elle du tord à autrui?
Si un toxicomane désespéré commet un vol dans un dépaneur, fait-il du tord à autrui?
Si un toxicomane entre dans une école et fait une tuerie, fait-il du tord à autrui?
Si un toxicomane sous l’influence conduit son auto et cause un accident mortel, fait-il du tord à autrui?
Si un parent néglige ses enfants, ou est violent parce qu’il est sous l’influence des drogues ou de l’alcool, fait-il du tord à autrui?
La plupart des gens qui consomment de l’alcool ou des drogues à l’excès souffrent d’un manque d’estime personnelle. Ils ont grandit croyant qu’ils ne valaient rien et qu’ils ne méritaient pas d’être aimé. De ce fait, ils ont développé un comportement auto-destructeur comme il en existe biens d’autres à différents niveaux. En tant que société, nous avons une responsabilité de traiter ces gens avec amour et compréhension et non avec indifférence. Toutes ces personnes peuvent progresser et un jour, devenir un atout à cette société. Fermer les yeux sur leurs comportements, comme certaines personnes que je connais, n’aidera en rien.
Si un jour ta fille consomme de la drogue, est-ce que tu lui diras que ce n’est pas grave tant qu’elle ne nuit qu’à elle-même?
Qu’est-ce qui amène une femme à choisir la vie de prostituée? Le glamour? Les excellentes conditions de travail? Le plan dentaire? Cette vie vaut-elle vraiment l’argent qu’elles font? Sont-elles libres ou contrôlées? Représentent-elles un groupe de femmes épanouies avec une forte estime personnelle? Même si elles ne causent peut-être pas de préjudices à personne, y’en a-t-il vraiment une qui mérite cette vie?
La répression n’est certes pas la meilleure solution mais sont effet dissuasif a pour objectif de sauver des vies et d’encourager les gens dans le droit chemin. Ce qu’il faut, c’est plus de compréhension et de prévention mais pour ça, il faudra qu’un jour, les gens comme toi, arrêtent de s’en foutre!
JFD
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@ Jean-François David:
Salut frérot,
Quelle surprise!
T’as sûrement plus d’expérience que moi dans la matière. Aussi tu devrais aussi être le premier à reconnaître la futilité de la répression comme solution à ce problème.
À la base, la première personne affectée est elle-même. Une personne doit être responsable de ses actes
En principe, ce devrait être à sa charge, mais dans notre système de santé soviétique tordu, tout le monde paye.
Oui. Également si elle consomme du tabac, de l’alcool et plusieurs médicaments parfaitement légaux. Va-t-on bannir ces substances pour toutes les femmes enceintes? Si la femme ne peut pas prendre ses responsabilités, peut-être serait-ce mieux qu’elle avorte? Peut-être le conjoint devrait-il faire quelque chose?
Des vols sont commis pour plusieurs raisons et sont illégaux en eux-même, le toxicomane n’est pas différent des autres voleurs.
Le meurtre est déjà un crime, qu’il soit commis par un toxicomane ou non. Le toxicomane n’est pas plus à risque que Marc Lépine ou Élie Fabrikant ou Kimveer Gill.
Déjà un comportement criminel que se soit sur l’influence de stupéfiants ou d’alcool, pourtant consommer de l’alcool est légal. Ils ont essayé de bannir l’alcool aux États-Unis dans les années 20-30. Ça n’a pas trop bien fonctionné là non-plus.
Certains parents n’ont pas besoin de drogues ou d’alcool pour être négligents.
Pourquoi est-ce un problème de la société parce qu’un individu a une pauvre estime de soi et décide de ce droguer? N’est-ce pas avant tout sa responsabilité et celle de ses proches? Mieux que quiconque que je connaisse tu sais qu’on ne peut pas imposer de l’aide à quelqu’un qui ne veux pas l’accepter et qui est déterminé à s’auto-détruire. Ce n’est pas le rôle de la société de sauver les gens d’eux-mêmes. C’est faux de croire qu’on peux les sauver de force. Ça ne veux pas dire de ne pas donner d’aide à ceux qui le réclament.
Je compte éduquer ma fille de façon à ce qu’elle ne souffre pas de problème d’estime personnelle. J’ai aussi fermement l’intention de maintenir une complicité avec elle pour pouvoir lui parler des dangers de la toxicomanie, de l’alcoolisme, du tabagisme, etc. J’ai aussi l’intention de fixer des balises. Mais si jamais elle consomme, je vais m’en occuper. Je ne compte pas sur la société ou l’état pour le faire à ma place.
Étant donné que c’est la plus ancienne profession du monde, on peut se permettre de croire que beaucoup s’y ont adonné volontairement à travers les âges. Et si on oublie les tabous puritains, c’est un service comme un autre. Et aux endroits où c’est déjà légal, elles ont probablement accès à un plan dentaire et leurs conditions de vie sont pas mal meilleures. Tu ne crois pas que c’est peut-être nos tabous qui justement privent ces femmes d’une meilleure qualité de vie au nom de notre concept de moralité stupide? Est-ce que de réprimer la prostitution a vraiment donné quelque chose?
Vraiment? Ça a marché pour toi? C’est le fait que les drogues sont illégales et que tu risquais l’emprisonnement qui t’ont forcé à devenir sobre? Come on!
Tu prend à tort ma position pour de l’apathie. Je suis justement d’accord que la solution passe par la compréhension, le dialogue et la tolérance au lieu de la répression. Mais ce n’est pas à la société de fournir cette compassion. De plus, tu devrais savoir que tout toxicomane doit faire lui aussi son bout de chemin pour s’en sortir et que la prison n’est pas vraiment ce qui va le dissuader. De plus, comme ce ne sont pas tous ceux qui consomment de l’alcool qui deviennent alcooliques, ce ne sont pas tous ceux qui consomment des drogues qui deviendront accrocs. La guerre de répression que nous livrons à tous nos petits vices a toujours été futile et le sera toujours. De dire que l’état doit absolument réprimer ces vices par la force et la violence est une abdication de responsabilité de notre part.
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Selon Wikipédia :
La société est l’« ensemble des modèles d’organisation et d’interrelation, des individus et des groupes, des associations, des organisations et des institutions qui concourent à la satisfaction concertée des besoins de la collectivité.»
Selon moi, il faut être sensible à la vie et ses difficultés pour en comprendre sa vrai nature. L’aide aux toxicomanes, alcooliques, joueurs compulsifs, anorexiques, etc… fait partie des besoins de la collectivité.
J’imagine que tu connais l’expression « tunnel vision »… j’admire cette façon qu’ont certaines gens de tout rationaliser afin de se couper de leur sensibilité et ainsi justifier mécaniquement les théories qui servent leurs intérêts. Il y en a plusieurs dans ma famille qui sont particulièrement bons dans la chose… j’en ai souffert moi-même mais que veux-tu, j’ai apprit des meilleurs ! Aujourd’hui, je préfères m’ouvrir les yeux.
Comment peut-on se méprendre sur l’apathie de quelqu’un qui semble dire qu’un toxicomane devrait être laisser à lui-même pour s’auto-détuire ? Tu as toujours vécu couper de cette société que tu sembles aujourd’hui mépriser. Alors pourquoi avoir un blogue ? Que recherches-tu ? Si ce n’est la reconnaissance et l’approbation de ces inconnus qui te lisent ? Ces inconnus qui composent cette société et pour qui j’imagine… tu ne ressens rien ? Tu es motivés par le désir d’être une part de cette société que tu critiques continuellement. Tu as la critique facile de tous les systèmes de la société mais que fais-tu pour améliorer les choses ? C’est facile de rester assis à regarder le système afin d’y trouver des failles. Mais la réalité est, qu’il n’y a rien de parfait dans la vie et que cette mission que tu te donnes est futile. Tu es probablement la personne la plus intelligente que je connaisse mais je penses que tu aurais intérêt à te « grounder ». Tes opinions sont celles d’un intellectuel reclus.
C’est drôle, si mon souvenir est bon, pour défendre une autre de tes positions, tu soutenais la théorie que nous naissons tel que nous sommes plus tard dans la vie. Maintenant, tu écris que tu élèveras ta fille selon une méthode qui moulera sa personnalité et ses choix. Peut-être vois-tu les choses autrement aujourd’hui ? Tant mieux si c’est le cas. De toutes façon, j’ai honnêtement confiance que tu seras un bon papa pour elle. Tu dis que tu t’en occuperas si jamais, malgré toute ta bonne volonté, elle devient droguée et prostituée? Et si elle ne voulait pas de ton aide ? Tu dis que nous ne pouvons aider une personne qui ne veut s’aider elle-même. Feras-tu comme certaines gens et passer ton temps à prier qu’elle ait la capacité de s’en sortir seule tout en réalisant quel bon père tu as été ou, seras-tu heureux qu’il y ait des gens, comme il en existe plusieurs, qui ont une conscience sociale et qui consacreront de leur temps à l’aider ? Des gens qui peut-être, réussirons à la rejoindre là où tu auras échoué ? Et si ce qui la sauvera sera le fait de s’être fait arrêter et ordonnée par un juge de suivre une cure de désintoxication… seras-tu reconnaissant ou critiqueras-tu ce système répressif ? Si tout l’monde adopte ta philosophie, je ne donne pas cher de la peau de biens des gens avec des problèmes de comportements compulsifs.
Tu as raisons qu’un toxicomane doit vouloir s’aider pour s’en sortir. Mais comment arrive-t-il à vouloir s’aider s’il s’agit à la base d’une personne sans estime personnelle qui tend à s’auto-détruire? Tu devrais écouter le programme « Intervention » sur la chaîne A&E. Tu pourrais peut-être y voir le vrai visage de la toxicomanie… la partie qui semble si dure à comprendre pour ceux qui ne le sont pas… i.e. qu’un toxicomane actif (ou un alcoolique) n’est pas en contrôle de sa vie ni de sa destiné et qu’il n’a pas la lucidité d’être responsable de ses actes. Tu y verras peut-être aussi une bonne partie de la vie de ton frère que tu as manqué. Dans l’émission, la famille et les proches de ces personnes les obligent à suivre une cure sans quoi, elles couperont tous liens avec eux et ne supporteront plus leur dépendance. Des centaines, voir des milliers de personnes sont sobres aujourd’hui grâce à ce type d’intervention. Je qualifierais ce geste de répression supportée par un programme social!
Malheureusement pour moi, je n’ai pas eu la chance d’avoir une famille assez sensible et compréhensive pour faire l’effort. J’ai eu droit à l’attitude que je suis responsables de mes malheurs et que c’était à moi de m’en sortir. À l’âge de neuf ans, j’ai volontairement et consciemment choisi cette vie et j’en méritais donc les aboutissements. Après tout, mes parents qui n’y étaient pour rien ne m’avaient tout de même pas mit la coke dans l’nez n’est-ce pas ? Je n’ai jamais même eu d’admiration ou de félicitations pour mon cheminement et ma réussite. Aujourd’hui vous n’êtes plus dans ma vie et celle de mes enfants, parce que l’attitude persiste et qu’il est plus important d’avoir raison que de comprendre. Parce que si supérieur à moi, il vous appartient de définir la nature de mes souffrances selon vos théories.
Tu vois Phil, c’est certaines gens de cette société, des inconnus avec un grand cœur, une compréhension et une sensibilité pour la souffrance humaine qui m’ont tendu une perche, qui m’ont donné le sentiment que j’avais une valeur et que je méritais mieux… c’est eux qui sont responsables de ce que je suis aujourd’hui. Sans eux, je croirais encore que je ne vaut rien. C’est cette perche, maintes fois tendues, qui crée la volonté et l’espoir de s’en sortir…. mais elle n’existe que dans le cœur des gens qui comprennent l’origine de cette souffrance humaine et qui se soucient du tord que certains se font à eux-mêmes avec ce type de comportements. Je suis convaincu qu’il y a une grande quantité de gens qui travaillent aujourd’hui à faire la lutte contre la drogue qui sont animés par cette flamme d’aider ces personnes qui ne peuvent s’aider eux-mêmes. Que pour eux, cette répression est une perche qu’ils tendent. Qu’ils préfèrent être sur le terrain à faire quelque chose que de rester le derrière sur une chaise à critiquer le système sur un véhicule de communication qui peut en influencer d’autres à ne rien faire ! Il y a dans tes théories, un manque de respect flagrant pour tous ces intervenants.
Tu as tord de penser que la répression ne m’a pas empêché de consommer! Tu ne sais rien de ce que j’ai vécu. Encore moins sur l’influence que la société ou la loi a eu sur moi. Je peux sincèrement t’affirmer aujourd’hui qu’elle a joué un rôle important dans le fait que je sois devenu sobre. Ne serait-ce simplement parce qu’elle renforce l’idée que nos agissements sont néfastes et qu’elle nous motive à cesser de vivre notre vie avec le stress continu d’aboutir avec le tag de criminel dans l’front pour le restant de nos jours. Elle a contribué à semer en moi, la volonté de vivre une vie normale…. à être sur le bon côté de la clôture. Il est naïf de penser que toutes ces interventions policières, qui enlèvent des quantités importantes de drogues de la rue n’a rien de positif et que de facilité l’accès à ses drogues par la légalisation le sera. Le marché cible des pourvoyeurs de drogues est les jeunes perturbés et influençables. Même si l’utilisation serait légale, elle devrait nécessairement être interdite aux mineurs donc, le gangstérisme aurait toujours sa place comme pour la contrebande de cigarettes et celle de l’alcool car… « NEWS FLASH »… il existe toujours de la contrebande d’alcool et de tabac même si ces derniers sont légaux. Il y a des bars qui s’approvisionnent à meilleurs prix ailleurs qu’à la SAQ. La criminalité est à bien plus d’endroit que tu sembles le réaliser.
Pour ce qui est de la prostitution, je penses qu’elle est dégradante pour celles qui la pratique, peut importe les conditions. Souhaiterais-tu à ta conjointe ou à ta fille un bon emplois légal de prostituée avec un plan dentaire ? Qu’elles se soumettent à toutes les perversions d’hommes déséquilibrés en manque de sexe huit heures par jour ? J’imagine que tu vas me dire qu’elles ont une trop grande estime d’elles mêmes pour se soumettre à de tels comportements ? J’espère que non car, ce serait d’admettre que les prostituées ont des comportements néfastes à leur bien-être et que de ce fait, la responsabilité de la société devrait être de leur fournir l’aide qui correspond à leurs besoins !
Personnellement, je préfères faire partie de ceux qui se soucient du bien-être des autres et qui estiment que nous avons une responsabilité collective de rendre notre monde meilleur. Nous exerçons bien souvent la répression avec nos enfants quand ils ont des écarts de conduite car elle est nécessaire pour dicté la bonne marche à suivre. Il existent biens des formes de répression dans notre société. Le congédiement en est une. La volonté commune des dirigeants d’une entreprise d’imposer des règles qui selon eux assure le succès de cette dernière existe pourquoi ? Parce que laissé à eux-mêmes pour faire ce qu’ils veulent, le risque serait assez grand que certains individus contribuent à l’échec de l’entreprise. Les règles existent pour protéger les intérêts de tous. Les lois existent pour les mêmes raisons.
JFD
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@ Jean-François:
Intéressant comment les collectivistes rapportent tout aux « besoins de la collectivité ». Moi au contraire, je crois que ce devrait être les besoins de l’individu qui priment sur les besoins de la collectivité. La collectivité est une entité qui cherche plutôt à nous faire entrer tous dans le même moule et nous transformer en robots. Jeter les toxicomane en prison n’est peut-être pas la meilleure façon de les aider, même si sa satisfait les « besoins de la collectivité ».
Tu as des problèmes d’interprétation. J’ai dit: «tu sais qu’on ne peut pas imposer de l’aide à quelqu’un qui ne veux pas l’accepter et qui est déterminé à s’auto-détruire.» Nuance. Il faut rester disponible et attendre que cette personne réclame de l’aide. Mon point est qu’on ne peut pas essayer de la sauver sans son consentement volontaire. L’usage de la force n’est pas justifiable.
J’édite un blogue parce que j’aime écrire et discuter de sujets sur lesquels il est parfois difficile de trouver des interlocuteurs. Je me fous éperdument si on approuve ou désapprouve de ce que j’écris. Mes critiques se veulent constructives. Si tu prenais plus de temps à les étudier, tu le réaliserais. Je ne suis absolument pas apathique. Pour que certaines choses changent, il faut que quelqu’un pointe le bobo et provoque le débat. J’essaie d’aider à ma manière. Ce n’est pas parce que tu désapprouves de mes opinions qu’elles sont invalides pour autant.
Encore une mauvaise interprétation de ta part. Je dis et je maintiens que nous naissons avec un certain bagage génétique qui détermine notre caractère, notre niveau d’intelligence et nos talents particuliers et qui affecteront notre développement. C’est ce qui fait que nous ne réagissons pas tous de la même manière. Ce qui fait que certaines personnes sont rebelles et d’autres des moutons. Ça n’empêche pas que nous soyons affectés par nos expériences et notre éducation. Sinon, à quoi bon aller à l’école?
Pour ce qui est de l’efficacité de la répression pour combattre la toxicomanie vs une approche plus libérale, je te cite l’exemple de la Hollande, òu l’acte de consommer des drogues n’est pas un crime, mais la vente et l’importation/exportation drogue dures l’est; et ils utilisent une approche plus basée sur la prévention et l’éducation, semble donner de meilleurs résultats. Ils ont moins d’incidences de toxicomanie que la presque totalité des pays industrialisés. Peut-être que leur approche est meilleure que la nôtre?
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Je ne désaprouve pas de tes opinions, je les critiques, les challenges et relance le débat avec les miennes… un gars qui édite un blogue pour provoquer des débats doit être capable de vivre avec ça. Et en passant, j’estime qu’il y a tout de même de bonnes choses dans ce que tu écris.
Par contre, je ne pense pas qu’une personne puisse écrire sur un blogue et se foute éperdument de ce qu’en pense les lecteurs… il y a là une contradiction… comme avec plusieurs de tes propos dans cette conversation.
Tu as déjà expérimenté l’accoutumance à la cigarette et connu maintes difficultés à t’en défaire n’est-ce pas? Tu devrais avoir un minimum de compréhension de ce qu’est une dépendance? Et cette denière n’affectait en rien ton jugement, n’altérait pas tes capacités à décider pour toi-même et faire ce qu’il y avait mieux pour ta santé. Mais aujourd’hui, tu parles des toxicomanes comme s’ils étaient lâches de ne pas simplement prendre la décision d’arrêter et de mieux vivre leurs vies parce qu’ils sont seuls responsables de leurs choix. Tout ce que je peux te conseiller, est de t’informer des effets de la consommation excessive de drogues sur l’état psychologique et physique d’une personne.
Je ne prendrai pas trop de mon énergie et de mon temps à essayer de te sensibilisé à ce monde (la toxicomanie) qui n’a aucune signification pour toi… continue de lancer tes débats mais, tu devrais peut-être t’éloigner de certains sujets dont ta connaissance n’est que théorique.
C’est drôle, dans la société où je vis, je ne ressens pas cette pression que tu décris sur la collectivité qui veut me faire entrer dans un moule et me transformer en robot… je me sens plutôt libre de vivre ma vie comme bon me semble. N’ayant pas de comportements qui peuvent m’attirer des difficultés, je ne me sens pas réprimé par les lois non plus. J’accepte et comprends ces lois comme étant le guide du bon fonctionnement de cette société dont je fais parti. J’accepte de respecter ces lois car je respecte les gens qui forme ma collectivité. À la même manière que j’accepte de fonctionner dans le cadre de mon emploi car je respecte les gens qui composent cette entreprise et j’ai à coeur sa réussite car elle met la bouffe sur la table pour mes enfants. Ma perception est plutôt que je profite et bénéficie de cette collectivité que d’être persécuté par cette dernière.
L’individu avant la collectivité ou la collectivité avant l’individu? C’est comme l’oeuf et la poule. La collectivité n’est rien sans les individus qui la compose et l’individu n’a de raison d’être sans la collectivité. Juste notre petite famille de huit (Corinne, les enfants et moi) formons une mini collectivité et même si nous nous efforçons d’y valoriser chacun de ses membres, il nous serait impossible de fonctionner sans un certain nombre de règles qui selon nous, assurent le bon fonctionnement de notre ménage et le respect de tous. Justement par respect de l’individualité de chacun, nous ne pouvons nous permettre d’accorder plus d’importance à un individu qu’au bon fonctionnement de notre famille. Dans une famille, il faut développer une synergie respectueuse de chacun des membres qui la compose et pour ce faire, tous doivent accepter de faire des compromis qui brime leurs libertés.
Tu devras malheureusement te résigner à vivre dans ce système qui te réprime car ce n’est pas sur le point de changer. Tant qu’il y aura des gens qui auront des comportements nuisibles à eux-mêmes et à autrui, il y aura des lois pour les gourverner. Quand tous les parents seront qualifiés et aptes à enseigner à leurs enfants dans l’amour et la tendresse, l’estime de soi et les valeurs nécessaires pour en faire des adultes capables de fonctionner respectueusement dans une collectivité, nous nous rapprocherons du type de monde illustré dans la vidéo sur la philosophie libertarienne. Peut-être que ce jour, les lois deviendront inutiles. Mais je ne pense malheureusement pas vivre assez vieux pour le voir.
JFD
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@ Jean-François:
Je n’ai pas de problème à accepter la critique. J’en ai d’ailleurs sur un base assez fréquente ici. Un débat avec des gens qui sont tous d’accord avec toi est un débat très court et très plate. En passant, je n’ai pas dit que je me foutais des opinions de mes lecteurs, mais je me fous s’ils sont d’accord ou non avec ce que j’écris. Je ne recherche pas la notoriété et je ne fais pas ça pour me faire lancer des fleurs, mais je mentirais si je niait que le fait d’écrire comme je le fais, me procure une certaine soupape de sécurité. Si d’autres considèrent ce que j’écris comme intéressant, encore mieux.
Je n’ai pas de problème avec les lois en général, ça en prend pour protéger les gens contre la violence, le vol et la fraude; mais je crois qu’il y en a qui sont superflues, voire même liberticides pour certains. Nous avons souvent des cas où certains individus ou groupes d’individus sont opprimés par la tyrannie de la majorité. C’est contre ces injustices que je m’élève. Je considère que ces lois devraient être assouplies, sinon abolies, et qu’une solution alternative soit trouvée. Je ne me fais pas d’illusions et je reste pragmatique, toute libéralisation est une petite victoire. Les changements peuvent venir lentement, je ne suis pas pressé. C’est pourquoi je dis que tu as tort de me décrire comme un apathique.
Pour les drogues, je ne veux pas que les toxicomanes soient laissés pour compte, je suggère qu’il existe peut-être de meilleurs moyens pour les aider que par la répression. La Hollande a choisi une approche alternative et ça semble fonctionner. Crois-le ou non, nous ne sommes probablement si divergents dans les buts, seulement dans les méthodes.
Je ne veux certainement pas minimiser l’ampleur de ton accomplissement personnel. Je regrette de ne pas te l’avoir dit avant, mais tu est effectivement revenu de très loin. Si quelqu’un s’est retrouvé sur ton chemin et a réussi à t’aider là ou nous avons échoué, je le remercie. Par contre, je suis chagriné que tu n’aie pas le pardon plus facile. Un jour, il serait bien que tu cesses de vivre dans le passé, mais je sais que certaines blessures prennent plus de temps à guérir.
Pour ce qui est de la philosophie libertarienne, plusieurs croient à tort que nous prêchons un modèle de société sans foi ni lois. C’est faux. Ce que nous recherchons est un modèle de société ou les droits de tous sont respectés également. Une société basée sur le respects mutuel entre individus. Ce n’est pas le cas dans notre société actuelle où beaucoup sont exclus. Je trouve cela plus valable qu’une société qui impose ses diktats sur les minorités, bien souvent au profit de groupes d’intérêt. Loin d’être insensible, je me bat souvent pour les plus faibles. C’est peut-être idéaliste, mais ce sont les idéalistes qui souvent, finissent par améliorer les choses.
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Tout système mérite d’être revue et amélioré!
C’est quand même toujours stimulant et intéressant de débattre avec toi!
Je l’ai dit et je le répète, j’ai le pardon très facile pour ceux qui le demande. Quand on reconnait sa responsabilité et le fait d’avoir agit à tort, on peut alors demander le pardon sans quoi, la démarche est futile et les chances que la relation s’améliore sont nulles. Comme j’ai mentionné plus haut, l’attitude persiste et il est plus important d’avoir raison que de comprendre… voilà pourquoi certainnes gens ne font plus partie de ma vie. Quand ce sera comprit, ma porte sera ouverte. Je souffre aujourd’hui très peu de ce que j’ai vécu car ma vie est complétement changée, mon passé est loin derrrière et contrairement à ce que tu penses, je ne cultive aucune animosité. Mes proches pourraient te le confirmer.
Je vais bientôt me marier, avec la femme qui représente pour moi, la première personne à réellement m’aimer comme je suis. Avec elle, nous élevons 6 enfants adorables qui font de moi la personne la plus importante au monde. Crois moi Phil, ma vie ne saurait être plus positive. Et le plus important, aujourd’hui, je peux me regarder dans le miroir et vraiment y voir une personne qui a une valeur et qui mérite l’amour qu’elle reçoit. Si c’est tout ce que j’aurai comme richesse dans cette vie alors… je suis vraiment comblé!
JFD
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@ Jean-François
Là-dessus, nous sommes certainement d’accord.
Merci, ça prend au moins deux pour faire un bon débat.
Si c’est le cas, j’y réfléchirai sérieusement…
J’avais entendu des rumeurs… Félicitations! J’ai été très attristé par votre séparation. Je me réjouis de cette tournure d’évènements. Je vous souhaite des années de bonheur.
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Corinne et moi te remercions de tes souhaits de bonheur!
Tu vois, nous sommes en fait un bel exemple de réconciliation. La preuve que quand deux personnes sont prêtes à admettre leurs erreurs et s’engager à améliorer leur relation, tout peut s’arranger! Nous avons tant grandit de l’expérience et amélioré considérablement notre relation. Je l’aime de tout mon coeur et espère l’avoir elle et nos enfants auprès de moi pour le restant de mes jours.
Je te remercie aussi de ton commentaire sur mon cheminement.
J’admet qu’il est exagéré de te qualifier d’apathique.
Je pense aussi qu’il y a du bon dans cette philosophie Libertarienne dont je n’avais jamais entendu parlé. J’apprécie que ton blogue me l’ai fait découvrir. Je ne suis pas fermé à différentes façon de voir, surtout si ça peut améliorer des choses. Et je n’endosse certes pas certaines formes de répression qui comme tu le dis, oppriment certains individus ou groupe d’individus…et il y en a!
JFD
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@ J-F
Je suis effectivement heureux que vous vous soyez réconciliés. Vous faites un beau couple.
Si tu veux en apprendre plus sur la philosophie libertarienne, je te recommande le webzine «Le Québécois Libre» et le blogue du QL. J’ai découvert cette philosophie là et j’ai compris que j’en était un, sans le savoir. Mon blogue est un peu un véhicule de promotion de cette philosophie méconnue. Peut-être t’y reconnaitra-tu aussi.
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Encore moi…
Désolé si je prend beaucoup d’espace sur ton blogue.
J’ai été lire sur le sujet de la philosophie Libertarienne et je dois avouer, qu’elle est fort intéressante. C’est une façon assez positive et constructive de voir les choses. Mais à la fois, elle est légèrement utopique. Je ne suis pas certains que notre société est composée d’assez d’individus sains et équilibrés pour que demain matin, nous implantions ce type de régime social et politique. Mais, je ne vois rien de nécessairement mal à l’adopter ni d’en faire la promotion.
Pour qu’une société puisse fonctionner de cette façon, il faut qu’elle soit composée d’adultes sains, équilibrés, respectueux d’eux-mêmes et des autres. Si je reprend ton exemple de la Hollande, il y a selon moi, plus que les mesures qu’ils ont mit en place qui assure leur succès. C’est aussi une question de culture générale. Peut-être qu’à la base, les individus qui composent la Hollande, sont plus sains et équilibrés que ceux des États-Unis et donc, mieux prédisposés à implanter et faire fonctionner ce type de programme.
Selon moi, il faut commencer à la base i.e. au niveau de l’enseignement des enfants. Si nous assurons que nos enfants reçoivent l’enseignement qui fera d’eux des adultes sains, équilibrés, respectueux d’eux-mêmes et d’autrui, nous développerons graduellement ce monde idéal projeté par cette philosophie Libertarienne.
Selon moi, la base de l’enseignement, est l’apprentissage de l’estime de soi et cette notion est peu présente dans l’ensemble des foyers et des écoles du Québec. C’est très simple, une personne qui a un haut niveau d’estime personnelle, ne s’adonne à aucune activité susceptible de nuire à sa personne sur le plan physique, psychologique ou social. À l’inverse, une personne avec une faible estime d’elle-même, adoptera des comportements compulsifs et auto-destructeur et généralement, aura une attitude nuisible à son environnement. Nous avons parlé de toxicomanie mais prenons un sujet plus ordinaire comme l’alimentation. La situation avec la population qui souffre de plus en plus d’obésité. Selon la philosophie Libertarienne, chacun a droit de traiter son corps comme il le veut et en ce sens la société n’exerce pas de répression sur les gens qui se goinfrent de Pepsi et de gâteaux Vachon. On ne peut pas aller en prison pour avoir consommer trop sucre ou de matières grasses. Pourrait-on affirmer que notre attitude social face à cette situation reflète un peu plus celle des Libertariens? Mais pourtant, ce phénomène est en voix de considérablement nuire à notre société à un rythme bien plus grand que celui de la drogue. Le problème est que l’ensemble des gens ne mangent pas pour procurer à leur corps les éléments essentiels à son bon fonctionnement. L’ensemble des gens mangent compulsivement pour gérer leurs chagrins, leurs stress et leurs angoisses. Ils recherchent la satisfaction d’un manque et non celui de comblé un besoin nutritionnel. Et de manger des chips est bien plus satisfaisant qu’un maudit céleri!!! Ce sont les mêmes raisons qui motivent l’individu à mal s’alimenter que de consommer des drogues mais, sur une plus petite échelle de conséquences nuisibles à sa personne. À choisir entre deux négatifs… nous dirons que le moindre des deux est préférable mais, bientôt, combien coûteront à notre système de santé ces jeunes obèses en mauvaises forme physique?
Là où nous risquons d’être d’accord mon cher frère, c’est sur la solution! Devrions-nous rendre illégales le Pepsi et les gâteaux Vachon et utiliser la répression pour assurer une meilleure santé physique des membres de notre collectivité? Je dis NON! J’imagine que toi aussi. Et en ce sens, je pense que je comprend un peu mieux ton point de vue sur certains types de répression mais, selon moi, c’est le rôle de la société et de chaque individu qui la compose, de mettre en place des mesures qui vont inciter les gens à mieux s’alimenter.
En commençant par l’enseignement à la maison. Non seulement des bonnes habitudes alimentaires mais surtout, j’y reviens encore, de l’estime personnelle. Une personne avec une haute estime d’elle-même traite son corps comme un temple et lui fournit à tous les jours, les éléments essentiels à son bon fonctionnement. Les parents doivent donc faire de l’estime de soi, la base de leurs enseignements. Malheureusement, bien des parents n’en n’ont pas eux-mêmes et de ce fait, ne savent comment l’enseigner. Le gouvernement devrait mettre en place des cours d’estime personnelle, disponible gratuitement à l’éducation des adultes. Des cours sur l’art d’être parent. Pourquoi pas, des crédits d’impôts d’aide à la famille en plus pour les parents qui suivent les deux cours. Des cours d’estime personnelle devraient aussi se donner dans les écoles aux niveaux primaire et secondaire. Enseigner aux enfants qu’ils ont une valeur. Comment s’apprécier et s’aimer soi-même. L’importance de bien traiter son corps et son esprit. L’école enseigne peu à bien développer sa personnalité et bien fonctionner en société. Elle cultive l’intelligence en exerçant le cerveau par la réflexion mathématique mais, n’enseigne pas à comprendre et gérer ses émotions. Pourtant, de nombreuses recherches démontrent que l’estime de soi est au cœur de la prévention de nombreux problèmes de la jeunesse: décrochage, difficultés d’apprentissage, délinquance, abus de drogues et d’alcool, suicide, ect.
Il faut régler le problème à la source et selon moi, un enfant élevé dans un environnement tendre et affectueux, où il acquiert une haute estime personnelle, deviendra un adulte sain et équilibré. Quand on apprend à s’estimer et se respecter soi-même, il devient plus facile d’appliquer ce principe aux autres. Être parent est la plus grande responsabilité qu’il nous est donnée durant notre séjour sur Terre et de ce fait, la négligence de ce rôle peut devenir notre plus grand échec. Notre société déresponsabilise et minimise le rôle de parent. Je suis d’accord avec toi sur un aspect du bagage génétique i.e. que nous naissons avec des capacités physiologiques bien définies. Par exemple, l’intelligence ou la capacité physique de quelqu’un.
Exemple, quand nous étions jeunes, nous étions à un certain moment dans la même équipe de hockey. J’étais toujours sur la patinoire et toi toujours sur le banc… pourquoi? J’avais une plus grande capacité physique et une meilleure coordination pour accomplir cette tâche. De ne jamais pouvoir jouer, parce que considéré par l’entourage comme pas assez bon, n’a certes pas aidé au développement de ton estime personnelle. D’un autre côté tu pouvais trouver satisfaction dans ta grande capacité à apprendre, comprendre et retenir toutes sortes de choses. De mon côté, n’étant pas capable d’en faire autant, j’en étais jaloux et me sentais intellectuellement inférieur.
Ces capacités physiologiques sont génétiques et présentes à la naissance et oui, elles ont une influence sur le développement de la personnalité mais elle ne la détermine pas. La personnalité se développe surtout en fonction de l’estime de soi qui prend naissance dans la période d’attachement d’un jeune enfant.
Dans son livre sur l’estime de soi, Germain Duclos affirme : « Les enfants apprennent d’abord à se voir dans les yeux des personnes qui comptent pour eux (principalement les parents). Ainsi les propos favorables tenus par un adulte significatif contribuent grandement à l’existence d’une bonne estime de soi chez un enfant. À l’inverse, des propos ou des jugements négatifs peuvent détruire l’image que cet enfant a de lui-même. »
L’estime personnelle, l’amour, la tendresse, l’affection, la patience, la générosité, le respect, la courtoisie, l’altruisme, la persévérance, la diplomatie, la haine, le mépris, l’agressivité, etc… ça s’apprend! Finissons-en avec l’ère des « on fait s’qu’on peut avec s’qu’on a »!!! C’est notre responsabilité individuelle de s’améliorer en tant que parent et celle de la société de mettre des moyens à notre disposition afin d’assurer l’harmonie future de notre collectivité.
JFD
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@ Jean-François
Mon blogue existe pour provoquer des discussions. Inutile de s’excuser de prendre de l’espace si on contribue à la discussion.
Je suis content que tu t’intéresse au libertarianisme. C’est effectivement une philosophie optimiste et constructive qui croit en ce qu’il y a de meilleur de l’humanité. C’est pouquoi tu n’est pas le premier à me dire qu’elle est un peu utopique, mais au fond, toutes les idéologies sont utopiques. Les libertariens sont tout de même pragmatiques. Nous sommes conscients qu’il y a bien du chemin à faire avant que nous nous retrouvions dans une société véritablement libre.
Une chose que tu dois comprendre par contre, cette philosophie repose principalement sur l’auto-suffisance et sur l’auto-responsabilisation. Les libertariens croient beaucoup au crédo venant de la déclaration d’indépendance américaine: «Life, liberty, and the pursuit of happiness» comme objectif de vie. Les libertariens ne proposent pas vraiment de plan de société précis car nous ne croyons pas au dirigisme et à la planification centrale. Nous croyons plutôt à l’ordre spontané, issu d’une population d’individus poursuivant leur intérêt personnel. Nous ne croyons pas à la nécessité d’un pouvoir central qui dirige tout. La seule forme de gouvernement que nous amerions avoir est une minarchie. C’est-à-dire un gouvernement qui est réduit essentiellement aux fonctions régaliennes: la défense, la sécurité intérieure et l’administration de la justice. Le reste des fonctions que s’accaparent nos gouvernements présentement pourraient être faites plus efficacement par des compagnies privées opérant dans une économie libre.
C’est un concept que beaucoup ont de la difficulté à assimiler. Malheureusement, au Québec, nous vivons dans un monde où l’élite intellectuelle et notre système d’éducation sont dominés par une doctrine étatiste/gauchiste. Ce qui rend difficile d’imaginer un modèle de société où nous ne comptons pas sur l’état pour mettre un pied devant l’autre. Mais ce genre de modèle peut très bien fonctionner. Donc, en principe, nous ne croyons pas que c’est au gouvernement de dicter ce que nous devons penser, ou manger, etc. Tu ne rencontrera pas de libertariens qui sont d’accord avec la décision de bannir la malbouffe des écoles ou de changer le zonage pour interdir les fast-food près des écoles. Nous croyons effectivement que c’est le rôle des parents d’éduquer leurs enfants, avec tout ce que cela implique. Mais nous ne considérons pas que nous avons la science infuse, alors loin de nous de vouloir imposer quoi que ce soit comme comportement, au-delà du maintient de l’ordre et l’arbitrage de contrat.
Un des points les plus importants que tu as mentionné est que la société déresponsabilise et minimise le rôle de parent. En fait, plus nous comptons sur le gouvernement pour faire les choses à notre place, et plus nous nous trouvons infantilisés. Il faudra que ça cesse pour que les gens n’aient d’autre choix de prendre leurs responsabilités. Oui, il est important que les parents apprennent à cultiver l’estime personnelle de leurs enfants. Dans une société libertarienne, les cours que tu proposes pourraient être offerts par des écoles privés et financés par philantropie, plutôt que par le gouvernement. Nous préférons penser en dehors de la boite pour trouver des solutions qui n’impliquent pas l’état. L’esprit communautaire est souvent beaucoup plus efficace que le gouvernement.
Par exemple, la reconstruction de New Orleans après l’ouragan Katrina a montré un contraste frappant entre l’efficacité des oeuvres de charité privés et l’aide du gouvernement. Les oeuvres de charité, aidées par des célébrités comme Brad Pitt, ont reconstruit des quartiers entiers, pendant que ceux qui dépendaient du gouvernement attendent encore.
On a encore beaucoup de chemin à faire, mais on n’est pas pressés. On en est seulement à planter les semences.
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Agéable d’avoir cet échange… je comprend mieux ta philosophie.
Comme je disais, c’est bien positif et constructif mais ouf, notre société est vraiment très loin du but visé!
Mais, changer les perceptions, une personne à la fois, peut faire la différence et cet échange a contribué à changer la mienne. Je crois que tu as raison sur le fait que nous comptons beaucoup trop sur le gouvernement et que ce dernier contrôle bien plus qu’il le devrait. Que son rôle pourrait être minimisé et son pouvoir diminué. Ta connaissance des régimes sociaux et politiques est bien plus vaste que la mienne et je ne pense pas que ma vison soit aussi globale alors, je ne suis pas aussi convaincu (pour l’instant) du succès qu’aurait certaines privatisations (comme l’éducation) et je ne suis toujours pas d’accord pour légaliser la drogue mais, à l’avenir, j’essayerai de voir les choses sous un autre angle. Gardons l’esprit ouvert… il y a certes place à l’amélioration!
JFD
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Très intéressant l’émission de 20/20 avec John Stossel…
Time to burst the buble and build from the bottom up, not from the top!
I get it!
JFD
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@ Jean-François
C’est pour ça que je dis qu’on est pas pressés. Mais il pourrait y avoir des évènements qui vont peut-être nous donner un petit coup de main. Cette crise économique que nous vivons est l’oeuvre du gouvernement fédéral américain et présentement on laisse les pyromanes essayer d’éteindre le feu. Il se pourrait que l’état américain ait une crise de confiance…
C’est mon but. De changer les perceptions. Une personne à la fois si nécessaire.
Nous avons été élevés et éduqués dans un système étatiste qui promouvoit une vision étatiste. Je ne me suis pas non plus réveillé du jour au lendemain avec la mentalité libertarienne. J’ai cru depuis longtemps en les valeurs libertariennes, sans le savoir, mais j’ai eu un bout de chemin à faire avant d’en apprivoiser les finesses, et j’en ai encore à apprendre. Mais je t’encourage à continuer à t’informer. Tu verras que plus tu en apprendras et plus ta perception du monde changera.
A+ Frérot
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J’aime bien Stossel, il est très différent des autres journalistes. Dan ce spécial, il donne justement un excellent exemple du fonctionnement de l’ordre spontané.
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Mes enfants chéris,
Parce que je suis fragile, émotive, prompte et passionnée à la fois, j’ai cherché et expérimenté différents moyens pour trouver le soutien et le support nécessaire pour traverser la vie. J’en ai obtenu certains chez les humains mais la source la plus rafraîchissante que j’ai trouvée, c’est la prière. Oui, j’ai prié et je prie encore, car par expérience, je suis obligée de croire dans la force de la prière. Afin de m’éclairer sur les comportements des êtres qui m’entourent, ma prière m’a conduite à suivre des cours en toxicomanie où j’ai côtoyé des toxicomanes en mal d’apprendre à se connaître eux-mêmes. J’ai visité des toxicomanes en prison. Je me suis jointe à ALANON, etc. Et j’ai compris que c’est rarement les proches qui peuvent venir en aide aux membres de nos familles qui sont aux prises avec ce problème. Car, ils ne sont pas formés pour le faire et la situation est trop souffrante, émotive. C’est pourquoi, il existe des associations, des maisons spécialisées (j’en ai visitées d’ailleurs) et d’excellents intervenants pour leur venir en aide.
De plus, comme je vis une prière active, cette dernière, m’a inspirée à accompagner des jeunes mères célibataires, à faire du bénévolat à l’hôpital et à aider des démunis. Je n’ai pas l’habitude d’étaler ce parcours, car j’en éprouve aucun orgueil. N’eut été de la prière, jamais je l’aurais accompli par moi-même. Si je dévoile cet accomplissement, c’est pour que les aveubles voient et que les sourds entendent que parfois les autres comprennent bien mieux que nous le croyons.
De tous les temps, le «Libéraliste», le «Libérateur» par excellence c’est Jésus, le Christ. Pourquoi il a été crucifié? Parce qu’il est venu dire aux Juifs: «Laissez tomber vos 300 quelques lois. Vous imposez aux autres un joug que vous ne pratiquez pas. Aimez vos ennemis. Que celui qui est sans péché lui lance la première pierre (à la prostitué). À nous tous, libérez-vous de vos esclavages. La voie du bonheur et de la paix c’est l’Amour». D’ailleurs, c’est aussi ce que les biens pensants reprochaient à Jésus de fréquenter des gens de mauvais aloi. L’illustre Abbé Pierre qui a côtoyé sans contrainte des athées au cours de son ministère leur disait: «Ce n’est pas grave que vous ne croyez pas en Dieu, car Dieu lui croit en vous». Vous êtes bien libres d’être d’accord ou pas. J’espère seulement pour vous, qu’un jour, la vie vous fera découvrir cette extraordinaire expérience qu’est la foi au Dieu de Jésus-Christ.
En terminant, je profite de l’occasion pour offirir mes meilleurs voeux de bonheur à Jean-François et Corinne. Soyez heureux, longtemps…longtemps…longtemps. Félicitations et longue vie à votre belle famille!
Mémé Marie-Placide,
PS: J’utilise le nom de mon aïeule, parce que cette femme qui a donné la vie à 11 enfants, a vécu les séparations matrimoniales de trois de ses quatre fils dans les années 1950. Au temps où ce fléau de la société n’était pas encore à la mode et était très mal vu. Cinq petis enfants ont vécu les affres de l’humiliation et ont été marqués profondément. Un de ces fils séparés était alcoolique et pour mortifier et humilier ma grand-mère, il allait boire à la taverne située en face de leur demeure et en ressortait éméché. Comme elle a dû soufrir en silence cette femme. Pourtant, dans ma tête d’enfant, je la trouvais morose, mélancolique. C’est pourquoi, à l’époque, je ne la trouvais pas très sympathique. Quand enfant j’étais contrariée, elle me disait: «Ma chérie, il faut que tu te résignes» et je lui répondais: «Non, je ne me résignerai pas». J’ai bien fini par comprendre. Comme elle a dû prier cette femme pour passer au travers de ces épreuves!
Merci Phil d’avoir inventé ce blogue et me m’y permette l’accès!
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@ Mémé Marie-Placide,
Merci de vos voeux de bonheur et merci de votre témoignage.
Vous faites probablement partie des bonnes gens qui comme je le disais plus haut, sont animés par l’amour et le soucie du bien être de l’humanité… je suis reconnaissant pour les gens comme vous et je vous remercie d’avoir prit de votre temps pour tendre la main à des toxicomanes.
Malheureusement, je ne partage pas votre intérêt pour Dieu, Jésus ou la religion sous toutes ses formes. Je suis un athée endurci. Selon moi, il est possible que Jésus ait déjà existé mais qu’il ne fût rien de plus qu’un beau parleur comme bien des « American preachers » et que son oeuvre ait été romantisée comme celle de St-Nicolas, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Père Noël. Je n’ai jamais fait croire au Père Noël à mes enfants et en Dieu non plus. Je leur enseigne à croire qu’ils ont en eux, toutes les forces et capacités nécessaires pour jouir de la vie. Qu’ils doivent d’abord s’aimer eux-mêmes et ensuite s’entourer de gens qui les aiment et les respectent comme ils le mérite. Selon moi, la foi en cet être imaginaire est une béquille et pour certains, une dépendance équivalente à la toxicomanie. La religion est responsable de bien des guerres et elle divise les gens autant que la politique. Je n’y verrai jamais rien de bien positif mais, comme un bon Libertarien dirait probablement, libre à chacun de croire en ce qu’il veut…
JFD
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