Vous croyez qu’Obama va nous sauver?

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Repensez-y encore! Dans mon dernier billet, je vous ai introduit à Peter Schiff et sa clairvoyance économique. Voici maintenant ses prédictions sur la présidence d’Obama… La lune de miel sera très courte…

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A propos de l'auteur

Philippe

Mon nom est Philippe. J'habite sur la rive sud de Montréal. Je suis un technicien en informatique qui aime discuter de toute sorte de sujets. Bienvenue sur mon blogue!

7 Réponses à “Vous croyez qu’Obama va nous sauver?”

  1. Je ne connais rien à l’économie; c’est un sujet qui, lorsqu’il ne me donne pas mal à la tête, agit sur moi à la manière d’un anesthésiant puissant. Je laisse donc aux économistes le soin de débattre des mesures à prendre pour nous sortir de la crise.

    Je m’y connais un peu plus en histoire.

    Beaucoup de gens prétendent que F.D. Roosevelt n’a pas sorti les États-Unis de la Grande Dépression. Certains vont jusqu’à dire qu’il l’a étiré par ses mesures interventionnistes et que c’est la Deuxième guerre Mondiale qui a véritablement relancé l’économie états-unienne. C’est possible; je ne suis pas économiste.

    Cependant, une chose est indéniable: l’interventionnisme de Roosevelt a eu un impact non négligeable sur le moral des gens. La population a gardé confiance, elle s’est sentie interpellée, elle s’est bâtie un caractère d’acier. Plutôt que de se laisser dépérir, elle a décider d’agir, car leur président avait décidé d’agir avant eux, même si la plupart de ses décisions n’ont pas franchi le cap des Cent premiers jours.

    Je pense que, même en admettant qu’il n’est pas mis un terme à l’aspect économique de la Grande Dépression, Roosevelt en a ralentit les effets pervers sur la société. Un climat positif et calme a certainement mieux contribué au redressement du capitalisme que l’éclatement social vers lequel se dirigeait les États-Unis sous son prédécesseur, Herbert Hoover.

    Je crois que c’est ce qu’attendent les États-Uniens de Barack Obama. Une chose est certaine, si la population espère le laisser se démerder seul, alors il échouera assurément.

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  2. @Gradlon:

    Cependant, une chose est indéniable: l’interventionnisme de Roosevelt a eu un impact non négligeable sur le moral des gens. La population a gardé confiance, elle s’est sentie interpellée, elle s’est bâtie un caractère d’acier. Plutôt que de se laisser dépérir, elle a décider d’agir, car leur président avait décidé d’agir avant eux, même si la plupart de ses décisions n’ont pas franchi le cap des Cent premiers jours.

    Qu’en aurait-il été du moral des gens si Roosevelt avait été un peu moins interventionniste, mais que la crise s’était résorbée pendant son premier mandat? Car il ne faut pas ce le cacher, la grande dépression a été sérieusement agravée par l’interventionnisme de Hoover en premier et ensuite le New Deal de Roosevelt. Contrairement à ce que rapportent plusieurs historiens, Hoover était tout sauf un partisan du laisser-faire. Il a signé la loi protectionniste Hawley-Smoot et tenté de protéger les salaires, ce qui a fait que le taux de chômage touchait 25% à la fin de son terme. Si Roosevelt avait renversé les mesures de son prédécesseur, la crise se serait probablement résorbée avant la fin de son premier terme. Somme-toute, les interventions de Hoover et Roosevelt ont exacerbé le problème, tout comme celles de Bush, et celles qu’Obama rique de faire. Mais Roosevelt savait vendre ses programmes…

    Entre me faire remonter le moral ou règler le problème, je préfère régler le problème. Présentement, le problème est que les gens sont trop endettés et n’ont pas assez d’épargne. Il faut rétablir l’équilibre.

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  3. «Qu’en aurait-il été du moral des gens si Roosevelt avait été un peu moins interventionniste, mais que la crise s’était résorbée pendant son premier mandat?»

    Qui sait? Je douterais de l’objectivité et du sérieux de quiconque, économiste, historien, sociologue ou anthropologue, pondrait une réponse sans nuance à cette question. Ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire. Les détracteurs de Roosevelt sautent trop vite à la première conclusion alors que ses partisans prônent peut-être avec trop de légèreté la seconde.

    À cette époque, les gens ne voyaient pas la lumière au bout du tunnel. À cette époque, comme aujourd’hui, la grande majorité des gens s’y connaissait peu en économie et avait l’impression que si l’état fédéral ne s’en mêlait pas, cela revenait à aveuglément espérer d’être «secouru» par ceux-là même qui ont «créé» le danger. Ce dernier bout de phrase exprime peut-être une fausse impression d’alors, mais la conception des gens est parfois plus solide qu’une «mécanique économique» difficile à concevoir pour eux.

    Présentement, les États-Uniens n’ont pas confiance aux décideurs de l’économie. Je pense que tant que cette confiance ne sera pas rétablie, il sera difficile pour eux de s’en sortir. Je peux me tromper, comme tout le monde, mais c’est mon opinion.

    Bonne soirée

    P.S.: Quant à mon opinion sur Obama, disons que je ne le considère pas comme un messie ni comme une catastrophe annoncée. Comme chaque président, il va assurément prendre des décisions qui seront approuvées par les uns et désapprouvés par les autres. De même, ce qui pourrait être une catastrophe pour les uns ne le sera pas nécessairement pour d’autres.

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  4. @Gradlon:

    Désolé, je n’avais pas vu ton dernier commentaire avant ce soir.

    Qui sait? Je douterais de l’objectivité et du sérieux de quiconque, économiste, historien, sociologue ou anthropologue, pondrait une réponse sans nuance à cette question. Ça aurait pu être mieux, ça aurait pu être pire. Les détracteurs de Roosevelt sautent trop vite à la première conclusion alors que ses partisans prônent peut-être avec trop de légèreté la seconde.

    À cette époque, les gens ne voyaient pas la lumière au bout du tunnel. À cette époque, comme aujourd’hui, la grande majorité des gens s’y connaissait peu en économie et avait l’impression que si l’état fédéral ne s’en mêlait pas, cela revenait à aveuglément espérer d’être «secouru» par ceux-là même qui ont «créé» le danger. Ce dernier bout de phrase exprime peut-être une fausse impression d’alors, mais la conception des gens est parfois plus solide qu’une «mécanique économique» difficile à concevoir pour eux.

    Je crois que peu de gens d’alors comprenaient vraiment qu’est-ce qui causait cette dépression, à part une poignée d’économistes, et les politiciens n’allaient certainement pas donner l’heure juste à ce sujet. C’est bien plus facile de blâmer le libre-marché et le capitalisme sauvage que d’admettre d’avoir eu une politique monétaire déficiente. La crise aurait bien pu se résorber même pendant le mandat de Hoover, s’il avait vraiment été le partisan du laisser-faire que l’histoire laisse croire, mais la réalité était tout autre. Quant à Roosevelt, il n’a réussi qu’à exacerber le problème.

    Présentement, les États-Uniens n’ont pas confiance aux décideurs de l’économie. Je pense que tant que cette confiance ne sera pas rétablie, il sera difficile pour eux de s’en sortir. Je peux me tromper, comme tout le monde, mais c’est mon opinion.

    Si la définition de «décideurs de l’économie» inclue le Président et le Congrès, ils font bien de s’en méfier. Présentement le gouvernement des États-Unis agit comme un adolescent à qui on donne une carte de crédit sans limite. Ça va brasser quand les contribuables auront finalement la facture…

    P.S.: Quant à mon opinion sur Obama, disons que je ne le considère pas comme un messie ni comme une catastrophe annoncée. Comme chaque président, il va assurément prendre des décisions qui seront approuvées par les uns et désapprouvés par les autres. De même, ce qui pourrait être une catastrophe pour les uns ne le sera pas nécessairement pour d’autres.

    Seul le temps le dira, mais il y a un grande possibilité que Barack Obama soit celui qui présidera la véritable chute de l’empire américain.

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  5. Quant à moi, je viens tout juste de remarquer que tu y avais répondu!

    «Seul le temps le dira, mais il y a un grande possibilité que Barack Obama soit celui qui présidera la véritable chute de l’empire américain.»

    Si cela arrive, j’aurai beaucoup de difficulté à croire qu’il en soit le principal responsable. Il est plutôt rare que le responsable de la déchéance d’un empire soit encore à sa tête au moment de sa mort. Ceci dit, il n’est pas impossible qu’Obama en précipite la chute plutôt que de remettre les États-Unis sur les rails ou même de seulement ralentir son déclin.

    En politique, tout est possible. Ne sommes-nous pas en train d’en avoir la preuve présentement à Ottawa?

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  6. @Gradlon:

    Il semble que le déclin a déjà débuté depuis un bon bout de temps. Mais Obama sera peut-être celui qui donnera le coup de grâce. J’y reviendrai bientôt dans un futur billet.

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  7. je présume que bons nombres « d’élitistes » ne voudront pas mettre la cause du coup de grâce sur le dos d’Obama dans quelques années

    un peu hors-sujet, j’ai trouvé cet édito sur le site Libres.org à propos du plan de relance de la Chine….qui consiste à prendre des mesures keynésiennes.
    http://www.libres.org/francais/conjoncture/112508_chine_relance.htm
    même s’il est encore probablement trop tôt, le « déclin de l’empire chinois » peut-il frapper plus vite que l’on pense?

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