Casser du sucre sur le dos des libertariens

Voila que mon collègue Antipollution de Bon blogue, bad blogue casse du sucre sur le dos des libertariens en citant cet éditorial de Gil Courtemanche du Devoir. Gil Courtemanche ne fait naturellement pas allusion aux libertariens directement dans son texte, mais il semble qu’Antipollution ne se prive pas d’extrapoler. Voici quelques petits faits pour son éducation: Le libertarianisme n’est pas responsable de cette crise financière ou de toute autre crise financière par le passé parce que les politiques libertariennes n’ont jamais été appliquées, ici ou ailleurs, sauf peut-être pendant une très brève période chez nos voisins du sud. Si nous avions vraiment vécu dans un monde libertarien comme certains gauchistes semblent le croire, les choses auraient été radicalement différentes.
Dans un monde libertarien:
- Les banques n’auraient pas de chartes ni de règlementation gouvernementale, ce qui leur donnerait le droit de suspendre la convertibilité lorsqu’il y a panique. C’est à dire qu’ils pourraient avoir le droit de dire à leurs clients qu’ils ne peuvent avoir leur argent aujourd’hui, permettant aux banques solvables mais illiquides de survivre sans l’intervention du gouvernement.
- Les banque centrales n’auraient jamais existé, prévenant le fameux cycle économique de boum et récession engendré par l’expansion et la compression du crédit créé par ces banques. De plus, la monnaie ne serait pas étatisée et basée sur l’étalon-or, la rendant plus stable et aisément convertible.
- Sans banques centrales, les taux d’intérêt n’auraient jamais été maintenus anormalement bas, causant la bulle immobilière qui est le déclencheur de cette crise.
- Dans un monde libertarien il n’y aurait pas de commission des valeurs mobilières et autres mécanismes de règlementation boursière, ce qui fait que les investisseurs n’auraient aucune assurance gouvernementale que des mauvais investissements ne se retrouveraient pas dans les marchés. Ça mettrait beaucoup de petits investisseurs sur le banc des joueurs, mais ça laisserait les investissements risqués à ceux qui ont les moyens de perdre.
- Dans un monde libertarien, le gouvernement n’encouragerait pas l’accès à la propriété à tout prix et ne créerait pas des Fannie Mae et Freddy Mac pour faire des prêts hypothécaires à des gens qui n’en ont pas les moyens, ni implicitement garantir les pertes de celles-ci.
- Dans un monde libertarien, le gouvernement ne protègerait pas les individus ou les compagnies des conséquences de leurs mauvaises décisions, donc il n’y aurait pas de plan de sauvetage, pour les banques, ou toute autre companie.
- Dans un monde libertarien, les individus et les compagnies seraient libres de prendre des risques, mais seraient obligés de considérer sérieusement les conséquences. Certains y gagneront sûrement, et d’autre y perdront, mais le gouvernement ne serait pas là pour rescaper les perdants.
On peut essayer de discuter comment l’application de politiques libertariennes depuis les 200 dernières années auraient pu améliorer ou non l’économie, mais on ne peut certainement pas les accuser d’être à la source des problèmes causés par le capitalisme de copinage ( en anglais: crony capitalism) entre l’État et le monde des finances. Au contraire, les libertariens n’ont cessé de prédire et le démontrer les origines et les corrections de ces problèmes causés par le mélange d’une économie de libre marché avec l’interventionnisme politique. Les libertariens sont les seuls à expliquer qu’est-ce qui ce passe vraiment et comment le prévenir à l’avenir.









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Bien que je ne sois pas nécessairement d’accord avec les principes libertariens, je trouve que ton explication de ceux-ci est bien faite et instructive. Et malgré que je n’ai pas lu le billet auquel tu fais référence, je suis d’accord avec toi qu’on ne peut pas blâmer la crise actuelle sur une seule philosophie de gestion économique. Peut-être que l’application de certains dogmes libertariens peut être mise en cause, mais, comme tu le soulignes, si l’ensemble des principes ne sont pas appliqués, on peut difficilement blâmer la philosophie en entier.
Si je peux me permettre cette analogie, « c’est souvent quand on mélange qu’on est malade ».
Bref, je ne serai pas plus libertarien ce soir, mais au moins, je vais me coucher moins niaiseux.
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@Daz Hoo:
Ce que je trouve hilarant est que certains qui nous blâment en ce moment se complaisent aussi à dire que nous sommes un groupe marginal. Que de pouvoir pour un groupe soi-disant marginal. Mais la philosophie libertarienne attaque des croyances profondément ancrées, donc elle peut être considérée dangeureuse pour certains. En réalité, aucun principe libertarien n’a été appliqué par les gouvernements de puis plus de 150 ans.
Je sais que mon travail au niveau de la promotion de cette philosophie en est un de longue-haleine et je ne m’attend pas à faire des tonnes de convertis. Je plante des semences qui seront, je l’espère, récoltées par les générations futures.
Très lucide comme analogie. C’est justement pourquoi l’économie mixte que nous avons ne fonctionne pas. Le capitalisme et le socialisme sont incompatibles. Le mélange des deux est voué à l’échec.
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C’est, malheureusement, ce qui nous sépare. Moi, je serais plus porté vers les dogmes socialistes que capitalistes.
Mais J’apprécie tout de même lire ton blog car, personnellement, je suis de nature curieuse et j’aime lire des opinions contraires aux miennes. Je trouve cela enrichissant.
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C’est, malheureusement, ce qui nous sépare. Alors que tu prêches pour un système capitaliste, moi, je penche plus vers le socialisme.
Néanmoins, j’apprécie beaucoup ton blog car je suis curieux de nature et j’aime lire des opinions et idées qui confrontent mes propres perceptions. Et quand c’est bien documenté et argumenté comme la plupart de tes billets, c’est d’autant plus enrichissant!
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@Daz Hoo:
Merci Daz, tes commentaires sont généralement excellents aussi.
Je ne t’en tiendrai pas rigueur. Mais j’ai de grandes réserves à propos du socialisme. Ses buts sont louables, mais ses méthodes sont liberticides. Essentiellement , le socialisme requiert un grand contrôle par l’État et a tendance à éliminer ce qui fait vraiment fonctionner une économie: l’intérêt personnel.
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Je pense que le socialisme a ses vertus. J’encourage les socialistes et les communistes à s’unir et à partager LEURS ressources selon le mode qui leur plaira. Je décroche lorsqu’on veut l’appliquer à tous. On parle alors de totalitarisme. C’est surtout sur ce point que je me rattache aux idées libertariennes. Laisser à chacun la liberté de faire un choix. Ne pas obliger une autorité quelconque d’imposer un choix à tous ceux qui habitent un territoire donné.
Mais j’ai comme l’impression de le socialisme ne lèverait pas si les plus riches de notre société décidait de ne pas partager leurs richesses. Si les plus ingénieux et industrieux individus d’un territoire s’exilent, comment un régime socialiste subisterait-il?
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@Yannick Leduc:
Intéressant… C’est exactement le scénario du livre Atlas Shrugged d’Ayn Rand…
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C’est vraiment très bien ces idées. Votre blog est très sympathique, je suis Français, et ces idées sont trop rarement défendues en France, c’est dommage.
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C’est vraiment très bien ces idées. Votre blog est très sympathique, je suis Français, et ces idées sont trop rarement défendues en France, c’est dommage.
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@Simon:
Bienvenue sur mon blogue et merci du compliment. C’est en effet dommage de constater que le pays de Frédéric Bastiat est maintenant si réfractaire à ses idées. Mais continuez de répandre les idées libertariennes en France, et un pourra un jour voir une France libre.
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