La culture en puéril
C’est fou comment, s’il faut en croire nos artistes, notre culture est sur le point de s’évaporer grâce aux compressions budgétaires du gouvernement Harper. Pourtant, André Pratte fait une bonne remise en perspective dans son édito de ce matin. Les statistiques qu’il cite démontrent bien que les coupures en question ne sont qu’une goutte d’un très grand lac:
Avant de crier à l’assassinat de notre culture (»Conservatueur de culture», accuse une publicité du NPD), il faut se souvenir que le gouvernement fédéral continue de verser des sommes considérables dans ce secteur. À titre d’exemple:
1,1 milliard pour la Société Radio-Canada;
182 millions au Conseil des arts du Canada (une augmentation de 30 millions; quel artiste en a publiquement remercié le gouvernement Harper?);
40 millions pour les fêtes du 400e anniversaire de Québec, essentiellement consacrés à des activités culturelles (plutôt que de s’en réjouir, des artistes ont dénoncé la «canadianisation» des fêtes);
28 millions pour les festivals;
120 millions pour le Fonds canadien de télévision;
22 millions pour le Fonds de la musique;
65 millions à l’Office national du film;
108 millions à Téléfilm Canada; etc.
Les réaménagements des budgets de Patrimoine Canada ne mettent pas la culture en péril. Ils occasionnent des tracas à certains acteurs de l’industrie culturelle, ce qui n’est pas la même chose. C’est déplorable, des correctifs doivent être apportés. Mais ça ne justifie pas une mobilisation d’une telle ampleur.
C’est effectivement bien peu pour que tant déchirent leurs chemises, sans compter les attaques puériles et démagogiques envers Stephen Harper, qui n’ont en fait réussi qu’à démontrer comment nos artisssses, supposément des esprits libres, donnent sévèrement dans la pensée unique gogauchiste-séparatiste.
En attendant, si vous voulez vraiment soutenir la culture québécoise, essayez donc d’acheter des CD, plutôt que de télécharger illégalement, allez voir un film québécois, achetez un roman québécois ou achetez un billet pour un spectacle ou une pièce de théâtre. Parce que si nous-mêmes, nous ne sommes pas capables de dépenser un peu pour notre culture, pourquoi nous attendons-nous que le gouvernement le fasse pour nous avec l’argent de nos taxes?










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Le « puéril » dans le titre, c’est une erreur ou un jeu de mots?
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@Renart L’éveillé:
C’est un jeu de mots…
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«…si vous voulez vraiment soutenir la culture québécoise, essayez donc d’acheter des CD, plutôt que de télécharger illégalement…»
ROLFMAO!
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J’aimerais bien pouvoir acheter de la culture québécoise, mais elle est de piètre qualité face à celle de nos voisins du sud et je n’ai pas l’argent non plus puisqu’il est perçu sur ma paie pour les donner aux artistes…
Tu savais que les invités de Céline sur les Plaines avaient été tous payés 100 000$ chacun pour 2 chansons?
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@Jean-Luc Proulx:
Très drôle en effet… Si justement c’est si drôle, l’idée d’acheter des CD d’artistes québécois, devrions-nous nous demander à quoi ça sert de tenter de préserver notre culture avec l’argent du contribuable, considérant que les québécois sont, à part pour les terre-neuviens, ceux qui consomment le moins de produits culturels au Canada.
Ceux qui veulent vraiment soutenir la culture québécoise, devraient commencer par le faire avec leur propre portefeuille avant celui des autres.
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@Jonathan B:
Justement, on demande au payeur de taxe de payer de force pour ce qu’il n’achèterait pas de lui-même.
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Pas d’accord. Beaucoup sont des émissions télévisées, et ce n’est pas comptabilisé. Chaque achat d’une chansons en ligne compte pour un achat culturel.. De plus statcan, ça vaut ce que ça vaut. Par ex., on a affirmé avec plaisir que les québécois travaillaient moins et donnaient moins aux oeuvres de charité.
Uno: les PME sont reines aux québec comparativement au ROC, et ce sont ces PME qui déclarent presque toutes 32 heures de travail /semaine quand on en travaille 48h et + (genre sur la construction). Pourquoi? Sauver de l’impôt. Les grandes entreprises ne peuvent se permettre ça et en ontario, il y a peu de PME de 1-3 personnes par rapport à ici.
Secondo: les dons, qui est une partie de la charité, on calcule ça comment? Bien avec les reçus pour l’impôt voyons! On sait très bien que le québécois a tendance à donner sans rien attendre en retour, et à jeter ce ptit papier, alors que les canadiens sont plus prudents. Peut – être un vieux relent de catholicisme, ou on donne sans compter, sans déclarer notre bonne action.
2 statistiques dans le trou….
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En attendant, si vous voulez vraiment soutenir la culture québécoise, essayez donc d’acheter des CD, plutôt que de télécharger illégalement, allez voir un film québécois, achetez un roman québécois ou achetez un billet pour un spectacle ou une pièce de théâtre. Parce que si nous-mêmes, nous ne sommes pas capables de dépenser un peu pour notre culture, pourquoi nous attendons-nous que le gouvernement le fasse pour nous avec l’argent de nos taxes? »
Les gens vous répondront justement qu’on paie déjà trop de taxes qui vont en subvention aux artistes pour acheter aveuglément leur art.
C’est un peu le même débat pour les postes de payage, je suis moi-même un ardent partisan de l’utilisateur-payeur qui ma foi ne relève que du gros bon sens cependant sachant qu’ils vont nous charger l’usage sans baisser nos taxes de l’autre bord, ça me révolte un peu parfois.
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@Tym Machine:
Argument circulaire: on n’achète pas de CD parce que la culture est subventionnée et la culture est subventionnée parce qu’on n’achète plus de CD. C’est comme les saucisses hygrade en inverse…
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@fred:
Les statistiques incluent les musées, les spectacles, ventes de disques et DVD. Bref, suffisamment d’indicateurs pour prouver que les Québécois ne supportent même pas leur propre culture. Pas de quoi se pèter les bretelles
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@phil,
Exactement, ce qu’on appelle également un cercle vicieux.
Heureusement qu’il y a quelques voix discordantes comme Martin Fontaine et les créateurs de Cavalia qui semble carburer davantage à l’entrepreneurship et à la saine compétitivité (ce qui ne veut pas dire une attitude agressive ou hostile envers la concurrence mais un respect mutuel qui n’outrepasse pas les saines limites) qu’à la so-so-solidarité, les propos déplacés et hostiles envers la population des tartistes et des veudettes qu’on a vu à la télé.
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