Le complot socialiste.

L’honnêteté et le franc-parler pourraient, tour à tour, être caractérisés soit comme mes meilleures qualités ou mes pires défauts. Malgré tout, il y en aura toujours pour questionner cette honnêteté. Je n’irai donc pas par quatre chemins.
On m’accuse donc de démagogie, parce que je prétend supposément qu’il y a un complot qui fait que les enfants dans les écoles sont brainwashés à la sauce socialiste. Le terme «complot» est un peu fort. Il présuppose quelque chose d’orchestré par un individu ou un groupe défini, et bien évidemment, il n’en est rien. Par contre, il m’apparait plutôt évident que les idées gauchistes ont, dans l’histoire récente, eu beaucoup plus de voix au chapitre, que celles de droite. Ceci n’est pas un phénomène exclusif au Québec, soit dit en passant, car il est très répandu dans le ROC, l’Europe et même les É-U (chez les démocrates, plus particulièrement). Mais au Québec, nous semblons entretenir quand même un étrange haine de la richesse. Qu’un diplômé universitaire en histoire caractérise «l’American dream» et le «self-made man» de mythe, ne fait que souligner à quel point ces idées socialistes sont imprégnées dans notre psyché collectif, qui semble croire que la mobilité sociale n’existe pas. On nait pauvre et on meurt pauvre, à moins de «crosser» le monde. Ainsi, ceux de notre société qui réussissent, sont dénigrés par les masses. On les traite d’exploiteurs, parce que dans nos petites têtes, puisque nous travaillons si fort (ahem) et que nous ne sommes pas riches comme eux, il est impossible qu’ils y soient parvenus par leur travail, donc ils y sont parvenu en exploitant les pauvres travailleurs.
Ainsi, lorsque nos livres d’histoire parlent des magnats capitalistes comme JP Morgan, Andrew Carnegie, les Rockefeller ou de ce côté de la frontière, William Van Horne, C. D. Howe ou William MacKenzie; on leur donne souvent le sobriquet de «barons-voleurs» (traduction de «robber barons»). Pourquoi? Il est dit de certains d’entre eux qu’ils avaient des pratiques d’affaires douteuses. Soit. Y avait-il des industrialistes et des financiers corrompus? Très certainement. Peuvent-ils tous être caractérisés comme tel? Absolument pas! Ce serait une grossière généralisation. Pourtant, c’est une généralisation qu’on fait tous les jours.
Combien d’entre vous connaissent Ray Kroc? Je ne vois pas beaucoup de mains qui se lèvent. Pourtant, cet homme qui n’avait même pas gradué du secondaire et qui faisait carrière comme vendeur de mélangeurs de lait frappé a irrémédiablement changé l’industrie de la restauration et des services. En achetant et en franchisant le concept de restaurant des frères McDonald, il a créé toute une industrie qui emploie maintenant des centaines de milliers, son idée ayant par la suite été grandement copiée par ses compétiteurs. Ray Croc est responsable pour tous les restaurants fast-food ou on mange à tous les jours et qui ont aidé d’innombrables étudiants à gagner leurs études, tout en offrant des repas rapides et peu dispendieux aux consommateurs. Il est évident que lorsqu’il travaillait à batir son empire, Ray Kroc n’avait probablement qu’un but en tête: faire de l’argent. Mais il est aussi indéniable qu’il a rendu un bon nombre de gens autour de lui riche en poursuivant son propre intérêt; et c’est la beauté du capitalisme. Qu’un seul homme puisse avoir un si gros impact sur la société. Et «l’American Dream» serait juste un mythe?
Ce qui est le plus grand mythe, c’est plutôt cette notion de la sagesse populaire qui dit que la richesse est un jeu à somme nulle. Que pour habiller Jean, il faut déshabiller Pierre. Il semble que notre société fait de grands efforts à perpétuer ce mythe.









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Je connais bien l’histoire de Ray Kroc. Il est très souvent cité en exemple en économique pour son modèle d’affaires.
Ton argumentaire transpire des idées d’Aynd Rand
c’est elle qui avait déjà écrit – je crois – que les seules vraies victimes dans notre société étaient les industriels, puisqu’ils étaient systématiquement moqués ou enviés, plutôt que félicités pour leurs succès.
Plutôt que d’y voir une quelconque idéologie à l’oeuvre, je préfère y voir le vieux phénomène de la jalousie. Depuis toujours, on envie ceux qui s’élèvent au-dessus des autres par leurs richesses ou leur pouvoir. Ce phénomène n’a pas attendu le socialisme pour se manifester ! Je crois que ce qui a changé, c’est l’échelle des inégalités. La Révolution industrielle a permis le développement d’immenses fortunes, telles qu’on en avait jamais vue, alors que des armées de travailleurs s’entassaient dans des cités insalubres. C’est cette disparité qui a formé les consciences et valorisé l’égalitarisme. L’État moderne est le fruit d’un compromis entre le capital et ses salariés: le capital accepte la redistribution d’une partie de la richesse qu’il produit, alors que les salariés acceptent les inégalités atténuées produites par le système. La preuve que le compromis fonctionne ? Aucun pays développé n’a connu de Révolution socialiste depuis la 2e guerre mondiale. Les travailleurs n’ont jamais cherché à renverser par la violence l’ordre établi. C’est la plus belle preuve que ça marche… le reste, c’est de la rhétorique de gauchistes ou de droitistes qui aimeraient tirer les gens vers leur utopie. La grande masse des gens sont pleinement satisfait de ce système en équilibre.
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C’est vrai qu’il y a une culture de haine presque viscérale d’une certaine gauche intégriste envers la richesse et ceux qui l’ont atteint. À l’autre extrême de la dichotomie gauche/droite, il existe une certaine droite intégriste qui loue un véritable culte envers le capitalisme le plus sauvage qui soit. Moi qui soit plutôt du centre, c’est envers ces deux visions diamétrales que j’éprouve un certain dédain.
Pour prendre l’exemple des États-Unis, ce pays n’aurait pas obtenu sa pleine émancipation sans la présence des «self-made men» de la seconde moitié du XIXe siècle. Cependant, je trouve normal et sain que la population ait voulu mettre un terme aux puissants trusts, lesquels pratiquaient (pour la plupart) une économie plus que dévastatrice pour le commun des mortels de l’époque.
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@Gradlon
Excellente analyse. En effet, le capitalisme moderne est le fruit d’un compromis entre le capital et les travailleurs. Le capital accepte de voir utiliser une partie de son bénéfice pour être redistribué et les travailleurs acceptent les inégalités, à partir du moment ou des mécanismes sont mis en place pour les atténuer.
Ça ne s’est pas fait dans l’harmonie. Grèves sauvages, répression, luttes parfois sanglantes… la société occidentale n’est pas parfaite et s’est construite souvent dans la souffrance, mais elle a su donner tort à Marx: aucune société moderne n’a basculé dans le socialisme intégral, grâce à un mariage de raison qui dure toujours.
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@Gradlon:
Les trusts étaient, si on peut dire, une aberration de marché. Dans le contexte de mondialisation actuelle, il est difficile d’imaginer que si un trust se formait, il aurait le même pouvoir économique que ceux du XIXe siècle. Même dans un contexte libertarien, il y aurait quand même de bons arguments pour les bannir.
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@Nicolas Racine:
Ce ne serait pas la première fois qu’on m’accuserait d’être objectiviste (
à Anarcho). Ça me fait penser à quelque chose d’autre que j’ai déjà lu au sujet de la peception de la richesse entre la gauche et la droite:
«Un gauchiste voit un homme riche et se dit qu’aucun homme ne devrait posseder tant de richesse. Un droitiste qui voit un homme riche se dit que tous les hommes devraient posséder autant de richesse.»
Encore plus que de permettre à certains d’amasser d’immenses fortunes, la révolution industrielle a permis la création de la classe moyenne et le rehaussement du niveau de vie général à un niveau jamais connu auparavant. Comme l’explique la vidéo du Ayn Rand Institute que j’ai posté récemment, les périodes de plus grande prospérité coïncident le plus souvent avec les périodes de moindre contrôle politique dans l’économie. Il y a là-dedans des arguments solides pour la liberalisation des marchés, plutôt que l’excès de contrôle actuel.
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«Un gauchiste voit un homme riche et se dit qu’aucun homme ne devrait posseder tant de richesse. Un droitiste qui voit un homme riche se dit que tous les hommes devraient posséder autant de richesse.»
Je vais faire du pouce là-dessus: le centriste dit « il est normal que certains hommes soient riches, mais il est anormal que certains hommes n’aient rien. »
Une politique centriste ne vise pas l’égalitarisme, seulement une certaine redistribution équitable de la richesse. L’émergence de la classe moyenne en Occident est aussi le fruit du combat des travailleurs. Ceux-ci ne voulaient pas d’une république socialiste, ils voulaient seulement avoir une part du gâteau.
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Philippe, je voulais éviter ton blogue, mais mon agrégateur m’a rappelé que j’y étais abonné et j’ai malheureusement constaté que tu te sers de l’exemple de ma personne pour tenter de prouver de façon démagogique un de tes points, malgré que je t’aie demandé de ne pas me faire parler à ma place. Je trouve cela très petit, mais je vais passer momentanément outre, te laissant le temps de faire amende honorable.
Pour l’instant, je vais jouer le jeu et d’abord simplement te demander si tu considères que Wikipedia est aussi un média de propagande socialiste ou étatiste. Parce qu’on y lit bien que Fillion et Arthur, qui ont eu de l’espace médiatique comme peu de gens, ont combattu les idées socialistes pendant toutes ces années qu’ils avaient un micro. Ajoute à cela que le libertarien Arthur aura sa tribune quotidienne à TQS, comme d’autres combattants anti-socialistes avant lui, et la thèse de la domination de la gauche dans les médias québécois apparaît de plus en plus imparfaite, surtout si on analyse les dix à quinze dernières années. Dubuc et Pratte pour la Presse, Elgraby pour Québécor, L’Actualité, le Doc Mailloux sont d’autres exemples d’immenses influences de la droite au Québec. Et je ne te parle même pas des Etats-Unis, où le discours de droite prédomine depuis au moins Reagan. Plusieurs gauchistes diraient que le Parti Démocrate est très semblable au Parti Républicain et plusieurs Français concluraient qu’il n’y a pas de véritable gauche chez nos voisins du sud. Ici, on n’a qu’à constater la popularité de Québec Solidaire, pour conclure que la gauche se porte très mal.
L’argument faussement logique selon lequel les enseignants, payés pas l’État, doivent nécessairement défendre l’État est creux. Je pourrais te montrer facilement un contre-exemple: Réjean Breton, syndiqué malgré lui de l’Université Laval. J’ose croire que tu connais Réjean Breton. (En passant les universités sont des corporations financées en partie seulement par l’État et les universitaires ne sont pas des fonctionnaires). Surtout, tous ceux qui prétendent une telle chose montrent leur ignorance du milieu universitaire: les enseignants y sont pour la plupart des docteurs qui ont énormément à coeur leur indépendance d’esprit. Suggérer le contraire, c’est remettre en question la science elle-même, d’où ma référence antérieure à « l’insulte à l’intelligence ». Et si on peux dire que les économistes et les comptables partagent une même vision plutôt à droite, que les sociologues et les étudiants en travail social sont plutôt à gauche, il est faux de dire des historiens (dont je ne suis pas) qu’ils sont en mission propagandiste. C’est tout le contraire, toujours à chercher des poux aux affirmations les plus communes, y compris les tiennes et les miennes. Mes enseignants à l’Université Laval étaient loin d’être des lobotomisés de gauche et s’il y a deux choses sur lesquelles ils insistaient, c’est de maintenir son sens critique et de critiquer toutes les sources, autant en regardant son contenu qu’en tenant compte du contexte de son origine. Ce que je fais, ce que tu fais, mais à mon avis de façon outrageusement simplificatrice.
Moi même, je suis venu t’écrire ici de bonne foi et clairement que j’étais capitaliste. Et j’ai milité pour l’ADQ en 1998, un parti qu’il serait absurde de qualifier de gauche. Je ne suis pas un tel lessivé du cerveau et je prie de ne plus le laisser entendre. Je t’ai écris que je partageais plusieurs de tes préoccupations, et que je les avais peut-être même avant toi, mais tu ne sembles pas vouloir voir ce que j’ai en commun avec toi, sinon pour me faire dire ce que je ne dis pas. Au lieu de me convaincre, tu me fais me braquer contre toi et tes idées, et tu solidifies mes préjugés envers les libertariens. De toute évidence, je semble te faire le même effet, à l’inverse. Mais contrairement à toi, qui semble présumer que tout ce qui vient de l’État ou a été influencé par l’État est suspect, je ne présume pas que tout ce qui ne vient pas l’État ne vaut rien. Et, encore là, on pourrait facilement arguer que tous les libertariens ont été « contaminés » par l’État aussi puisque ce dernier est si puissant et omniprésent!
Même si « l’élite » québécoise était plutôt à gauche depuis, disons, la Révolution tranquille, ce qui est en soit un vaste sujet où il faudrait d’abord définir « élite », et même si des médias comme, disons Radio-Canada, Télé-Québec et Le Devoir l’étaient aussi, ce qui est aussi discutable, ça ne prouve aucunement que la masse a eu le cerveau lessivé par la gauche, d’autant plus que ce sont les médias « non gauchistes » qui sont les plus populaires et que bon nombre de gens ne terminent même pas leur secondaire. À moins de prétendre que seuls les gens sans instruction sont à droite, un pas que je n’ai jamais fait, mais qui est le corolaire de ta proposition. À moins d’ignorer que les gens en mangent à chaque jour des potins sur les vedettes millionnaires. Suffit d’ouvrir les journaux gratuitement distribués dans le métro, de visiter le site de Canoë ou d’observer le phénomène « Céliiiiine ».
Tu abordes trop de choses dans un même billet pour qu’on puisse discuter sérieusement sans que ça ne prenne tout mon temps. Je ne ferai que conclure que ce n’est pas parce je suis pas d’accord avec toi que je suis un bête produit d’une mouvance socialiste ou socialisante ou même étatiste. Tu tombes vraiment sur la mauvaise personne à citer en exemple pour supporter certaines de tes prétentions à cet effet. C’est à croire que tu ne m’a pas lu, toi qui pourtant commentait régulièrement mon blogue. Si, par exemple, j’en suis venu à conclure que j’étais capitaliste, mais qu’il devrait tout de même y avoir une limite à la propriété privée, ce n’est certainement pas parce qu’on me l’a enseigné. Ça a peut-être à voir avec le fait que, en tirant mes propres leçons de l’histoire, j’en suis venu à conclure que l’être humain a besoin de croire en une possibilité de mobilité sociale. J’écris bien « croire ». Mais non, parce que je parle de certains mythes, tu me fais dire tout le contraire. Je trouve cela très désagréable. Ma position a peut-être aussi à voir avec une critique de la corporation comme personne morale, telle qu’instituée par les lois américaines, mais la discussion est tellement étendue par tes remises en question d’à peu près tout qu’on n’y arrive pas à aborder d’autres enjeux que ceux qui ont déjà été amplement débattus ailleurs. Ce qui, même si j’aime bien débattre avec toi, me donne l’impression de perdre mon temps.
Dernier point, de vocabulaire: un mythe n’est pas nécessairement faux, et même s’il l’est, ce n’est pas nécessairement mal. Aucune société ne fonctionne sans mythes et les États-Unis ont (eu) besoin de celui du self-made man. Et à les lire, les libertariens en ont besoin de plusieurs, dont ceux de l’innocuité d’un véritable libre-marché et de la toute-puissance de la propagande étatiste.
Finalement, pour faire le lien avec ton image. Sais-tu ce que j’ai fait le lendemain du 11 septembre 2001? Je suis expressément allé manger chez McDo, par solidarité envers les Etats-Unis en quelque sorte. Du moins, c’était l’idée…
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@Nicolas Racine:
Peut-être que ceux qui n’ont rien n’ont pas essayé d’avoir leur part du gâteau.
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En bon libertarien, tu te dis que tout est fonction d’un choix. On choisit son destin. On choisit de faire l’effort pour arriver à ses fins.
Un tel discours est séduisant, j’en conviens, mais il néglige une chose : tout n’est pas seulement affaire de choix. On ne choisit pas nos caractéristiques initiales, ni tous les événements qui ponctuent notre vie.
Qu’un homme en bonne santé refuse de travailler, c’est son choix. La société ne devrait pas payer pour qu’il puisse vivre de ce choix. Là-dessus on est d’accord. Cet homme détient une force de travail qui lui permettrait de vivre et il fait le choix de ne pas l’utiliser, tant pis pour lui.
Mais si l’homme en question est incapable de travailler ? Un handicap, une blessure grave dont il n’est pas responsable, une maladie génétique, l’empêche d’utiliser sa force de travail. Que fait-on ? Le libertarien invoquerait sûrement l’act of god. Les aléas de la vie, sur lesquels l’individu n’a aucune prise et qui ne doivent pas être assumés par un groupe de façon coercitive.
Le centriste l’aiderait au nom de la justice.
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@Nicolas Racine:
Je n’invoquerais rien car je ne suis pas dogmatique. Mais la première question que je poserait est où est sa famille? N’est-ce pas primairement leur rôle de l’aider? Je n’ai rien personnellement contre le fait que l’état prenne en charge ceux qui ne peuvent travailler, mais il y a lieu de se demander s’il y a une alternative. Ensuite, comment on détermine cette inaptitude? J’ai vu des personnes handicapées qui mènent une vie productive malgré leur handicap. Alors, qui est vraiment inapte?
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@Martin Beaudin-Lecours:
Ni plus petit ni plus grand que ton commentaire au sujet de notre débat chez Renart, mais bon. J’ai fait ce billet en rétorque à ton commentaire. Rien de plus. Je ne t’ai attribuée aucune parole que tu n’a pas écrite ici dans tes commentaires et j’ai pris soin de faire le lien pour qu’on puisse s’y référer.
Ceci étant dit, il semble que nous nous entêtons comme des vieux boucs, toi et moi, alors je vais tenter d’adoucir mes positions un peu.
1- Je ne remet pas l’intégrité des enseignants en cause, mais je trouve que le syndicalisme a une forte emprise sur l’enseignement, ce qui fait que beaucoup d’enseignants tendent à être gauchistes. Ce n’est sûrement pas conscient de leur part, mais il est possible que ça influence leur façon d’enseigner.
2 – Je n’irai pas dire que toutes les universités ont des tendances d’enseignement gauchisé, mais certaines universités comme l’UQAM par exemple, ont cette réputation.
3 – C’est bien qu’il y ait des voix maintenant au Québec qui parlent pour la droite et même pour le libertarianisme. J’appelle ça du progrès, mais disons que du coté des partis politiques, même la position de l’ADQ est douteuse parfois et ils ont perdu bien du soutien dernièrement de leurs bases droitistes. Ce qui fait que nos vues sont très sous-représentées à l’Assemblée Nationale. On ne peut certainement pas accuser les libéraux ou les péquistes d’être à droite du centre. Pour ce qui est des libertariens, aucune formation politique n’est vraiment libertarienne. Je n’adhère donc pas à aucun parti.
4- Sauf mon respect pour les historiens, ce ne sont probablement pas des droitistes qui ont inventé le terme péjoratif «robber barons». Par contre, il y a effectivement des historiens qui rendent leur dû aux capitaines de l’industrie.
5 – Pour répondre à ceci:
Je ne veux pas être méchant, mais il y a un peu de contradiction dans ta position. Du genre, «je suis capitaliste, mais pas trop». C’est quoi la limite à la propriété privée? De pouvoir dicter à un propriétaire ce qu’il peut faire ou ne pas faire de sa propriété? Ensuite tu dis que l’être humain a besoin de croire en la possibilité de mobilité sociale comme si celle-ci n’existait pas. Pourtant, il existe de nombreux exemples de gens qui sont parvenus à un niveau de vie meilleur à partir de modestes débuts, et pas seulement des millionaires. Ceux qui ont travaillé comme des dingues pour devenir avocats, médecins, etc. ont juste été chanceux je suppose? Ray Kroc a juste été chanceux aussi, c’est ça? Pourtant, bien des gens ont vu les frères McDonald opérer. Pourquoi personne avant lui n’a penser à franchiser ce genre d’opération? (Pas même les frères McDonald?) Ça n’a rien eu à voir avec la chance et tout à voir avec les talents de vendeur de Ray Kroc, qui a, soit dit en passant, tout hypothéqué pour financer sa nouvelle entreprise. Alors, excuse-moi si je trouve cette croyance un peu incohérente, venant de quelqu’un qui se dit capitaliste, car c’est ça le capitalisme. Le «American dream» veut dire que si tu veux vraiment acquérir la richesse, le système ne te mettra pas les bâtons dans les roues, mais rien ne te garantit de l’avoir malgré tes efforts. Mais li faut commencer par faire l’effort. Que ce soit en économisant et en investissant, en faisant des études, en te lançant en affaires, etc.
Mais, ça va. Tu peux croire ce que tu veux. Comme tous les libertariens, je crois que l’État prend trop de place dans nos vies. Tu peux très bien ne pas être d’accord avec cette position, tout comme je pourrais être en désaccord si tu venais me dire que ça prend encore plus de contrôles étatiques. Si nos points de vues sont irréconciliables, qu’il en soit ainsi. On croisera le fer sur un autre sujet un autre jour. Je ne prend pas ça personnel et j’espère que toi non-plus.
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@P David,
Il y a une importante différence entre certains de nos capitalistes étatistes qui misent sur les largesses de l’état (lire BS corporatif) pour ensuite nous faire croire qu’ils sont de grands capitalistes incompris.
Cela contraste beaucoup avec McDo et Wal Mart sur lesquels je n’ai jamais lu un sapré article qui relatait qu’ils avaient reçu de larges subventions pour leur création d’emplois (comme Bombardier, Alcan et Alcoa par chez nous).
Cela n’empêche pas le mouvement syndicaliste de les mépriser ouvertement en les traitant d’exploiteurs et en qualifiant de McJobs (j’ai lu ça dans des manuels de la CSQ, je suis enseignant de formation il ne faut pas l’oublier) leur création d’emploi alors qu’il s’agit ici d’une magnifique école de formation pour les jeunes. Ça leur apprend la discipline, la rigueur, la vitesse et l’efficacité au travail et ça leur apprend la valeur de l’argent.
Ça vaut mieux que de chiâler pour 100 millions de coupé dans les prêts et bourses.
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@Phil (tu permets que je t’appelle Phil ?)
Prendre en charge un individu veut dire pleins de choses : lui offrir des conditions dans lesquelles il peut travailler, lui donner un supplément de salaire ou une rente dans les cas les plus lourds.
Le problème dans les sociétés occidentales, c’est que la famille n’est plus en mesure de gérer l’incapacité d’un de ses membres. Dans les sociétés traditionnelles, les grands-parents sont hébergés chez un de leurs enfants jusqu’à leur mort. Ce modèle n’a plus la cote ici, mettons.
Si un des deux parents est atteint d’une infirmité ou d’une incapacité permanente de travailler, l’autre doit-il assumer seul la charge financière, en plus de la charge d’aidant naturel ? C’est condamner la cellule familiale a l’apauvrissement, avec toutes les conséquences imaginables sur leur descendance.
Dans le cas d’une perte d’emploi non souhaitée, il est tout à fait normal de permettre au travailleur de recevoir des prestations pour une durée raisonnable, le temps de se trouver un nouveau travail. Une rente indéfinie n’est pas une solution, je suis bien prêt à l’admettre.
L’État est hypertrophié, là dessus je suis d’accord. Mais vouloir son attrition complète n’est pas une solution dans une société moderne.
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@Tym
C’est sûr que la restauration, ça forme le caractère. Je suis passé par là. J’appelle d’ailleurs cette époque mon « service militaire ». Des centaines d’heures à me faire crier après par un maudit Français hystérique. J’ai appris la valeur de l’argent, je te prie de me croire. Ces pourris m’ont solidement radicalisé. Ils m’ont fait comprendre que dans un marché avec une offre aussi élastique que la restauration, le seul moyen de faire du bénéfice, c’est de pressurer la main-d’oeuvre au maximum. Au moins, je sais faire cuire un steak décemment.
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@Tym Machine:
Effectivement, c’est pourquoi j’ai choisi l’exemple de Ray Kroc. Même si les emplois chez McDonald’s sont le plus souvent au salaire minimum, McDonald’s fournit à d’innombrables étudiants des emplois d’été et à temps partiel qui les aident à payer leurs études. De plus, la façon que les restaurants sont gérés est aussi une excellente formation pour la vie en général.
La seule raison que des opérations comme McDonald’s et Wal-Mart sont dénigrées par les syndicaleux est justement à cause de leur résistance au syndicalisme.
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@NR,
« Dans les sociétés traditionnelles, les grands-parents sont hébergés chez un de leurs enfants jusqu’à leur mort. Ce modèle n’a plus la cote ici, mettons. »
Bien ça s’en vient pas mal de même ici avec les jeunes qui partent de chez papa maman à 30 ans.
D’ailleurs je me demande comme dirait Paul Arcand pourquoi tu donnerais du BS à un jeune qui reste chez ses parents. Il reste CHEZ ses parents bon dieu, à quoi sert le cash? À aller veiller, sortir avec les chums et prendre de la dope? J’ai rien contre ça mais je crois qu’il y a des besoins plus criants dans la société si l’on part avec l’hypothèse védiridique ou non que l’état doit s’occuper absolument des pauvres…encore faut-il que ce soit de VRAIS pauvres.
Pour la restauration, je sais de quoi tu parles. La concurrence est vive et les marges de profits ne doivent pas être très faramineuses ces temps-ci.
On assiste donc à toutes sortes d’abus de la part de l’employeur dans ce domaine. Le restaurant où j’étais était « chanceux » d’avoir du bon personnel mais vu qu’ils étaient trop colons pour s’en rendre compte, ils ont continué à chier sans vergogne sur le personnel. La plupart sont partis ailleurs et ils sont restés avec les moins bons vu qu’il refusaient de payer plus que le salaire minimum.
S’ils voulaient garder leur monde, il aurait fallu qu’ils apprennent à « déplier » davantage.
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@Nicolas Racine:
Aucune objection.
Ça revient à ce que je disais dans le billet Le déclin de la social-démocratie. L’État nous dégage de nos responsabilités envers nos familles au point qu’il n’existe plus de solidarité trans-générationnelle. Avant ça les familles étaient bien plus «tissées serré». Je serais bien plus favorable à une politique qui assisterait les familles à prendre charge des ainés et des handicapés, qu’une où l’État prend toute la responsabilité.
J’aurais une solution «non-étatique» à ça. J’en ferai le sujet de mon prochain billet.
Personnellement, je ne suis pas en faveur d’un système anarchique, qui je crois est une utopie inatteignable, mais je crois que le gouvernement ne devrait intervenir que là où des solutions de marché ne sont pas faisables. Je compte élaborer là-dessus bientôt avec des exemples concrets.
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@Phil,
La seule affaire j’imagine que tu ne veux pas être appelé, c’est par tes initiales…PD
.
Scuse elle est plate et elle était trop facile…
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@Tym Machine:
En effet, j’aurais un petit problème avec celle-là.
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« L’État nous dégage de nos responsabilités envers nos familles au point qu’il n’existe plus de solidarité trans-générationnelle. »
Je ne crois pas que ce soit si simple. Tous les pays modernes ou en voie de modernité connaissent les mêmes phénomènes : diminution drastique de la fécondité, allongement de la période des études, travail accru des femmes, etc. Ce sont des facteurs qui n’ont pas été créé par l’État providence, mais qui ont sûrement permis son développement. Autrefois, la seule richesse de la majorité des gens, c’étaient leurs enfants. Maintenant, c’est le travail, la propriété, etc. C’est le modèle sociétal qui a évolué, l’État a simplement suivi. Et je ne pense pas qu’on puisse tellement revenir en arrière.
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@Nicolas Racine:
Justement, oui. Les pires taux de fécondités se retrouvent en Europe, généralement plus socialiste que nous. Le seul pays occidental à résister cette tendance, c’est les É-U (devine pourquoi). En prenant charge de nos ainés et de nos handicapés, l’État nous libère de cette responsabilité, ce qui fait que bien souvent on les oublie. Tout ce que tu cite plus haut sont les conséquences, et non les causes.
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@Philippe David,
Que diriez-vous de vous présenter pour le parti libertarien du Canada (basé à Edmonton):
http://www.libertarian.ca
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@Tym Machine:
Merci, mais je n’ai pas d’ambitions politiques pour l’instant. Et j’ai aussi tendance à être du même avis que Martin Masse quand il dit qu’il est encore trop tôt pour essayer de se faire élire avec une plateforme libertarienne. L’idéologie n’a pas encore fait assez de chemin au Québec. Il faut d’abord et avant tout répandre les idées. Ce que j’essaie de faire.
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perso comme je suis de centre-gauche je n’ai absolument rien contre Ray Kroc ou Pierre Peladeau
Pierre Peladeau aimais ses employes..quand il y avait une greve ca durais jamais longtemps ..il descendais les voir et il negociais…les 2 partis mettaient de l’eau dans leur vi et le contrat etais signe…grosse difference avec PKP
Selon moi toute persone devrais avoir la chance partir une entreprise de s’enrichir et de pouvoir creer des emplois…la seule regle qu’on doit obliger les empluyeurs c’est de payer ses employes decemment…je parle pas de 30$ pour une personne qui emballe l’epicerie chez metro…allons y selon la logique
j’ai 39 ans…j’ai travaille dans des endroits syndique et non syndique…je suis pro-syndicat mais j’ai ete bien traite dans des endroits non syndique…pourquoi?…le patron etais un type bien qui prenais soin de ses employes.
Faut pas oublier une chose…au Quebec qu’on l’admette ou pas on est privilegie pour une raison…l’education la moins chere du monde occidental est ici et c’est tant mieux…ca aide a ce qu’une personne dont la famille soit moins nantie reussisse a avoir un BAC et ainsi monter son niveau social par rapport a sa famille…il faut continuer a encourager ca….ce n’est pas tout le monde qui est ne egal…si l’etat fait rien les mieux nantis seront encore au haut de la piramide et les autres les subalternes
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@Stephane.G:
Bienvenue Stéphane,
Pour ma part, j’ai un petit problème avec les syndicats du fait qu’ils sont souvent coercitifs et qu’on ne nous laisse pas le choix d’y adhérer ou non.
Par contre, je crois qu’un employé doit être payé à sa juste valeur, déterminée selon un marché libre. Plus les qualifications d’un employé sont en demande, plus il devrait être payé cher. Mais j’ai un problème avec le cas ou un travailleur est payé $20 de l’heure pour pousser un balai. Il y a une limite entre être payé décemment et d’avoir un salaire démesuré par rapport à son niveau de qualification.
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qu’on aime ca ou pas c’est a cause des syndicats que les employes syndiques ou non ou de bons salaire car ce sont eux la reference sur le marche. dans la construction un manoeuvre peut etre paye jusqu’a 25$ de l’heure et crois moi le balais il vas le pousser en sale…mais il vas faire toute sorte d’autres travaux aussi….comme deplacer du materiel et etc…manoeuvre pour un briqueleur est surement un des job les plus physique de la construction parcontre t’as 0 resposabilitees et pas besoin d’outils ou d’apprendre un metier
moi j’ai rien contre l’idee qu’un employe qui passe le balais fasse 20$ de l’heure….si la compagnie qui l’engage fais 300 millions de profits net pourquoi les employes quels qui soit ne recevraient pas une partie
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@Stephane G,
Il n’y a rien de plus syndiqué que le secteur de la construction, mauvais exemple.
Pour ce qui est des syndicats, j’en ai contre ceux de la fonction publique qui sont le même côté de la médaille que ceux contre qui ils prétendent défendre les membres, c’est à dire la pseudo-partie patronale.
Également j’en ai contre la formule Rand qui fait fi du droit à la non-syndicalisation qui devrait selon moi être aussi fondamental que le droit à la syndicalisation.
Et finalement, j’en ai contre ces syndicats supra-étatiques auxquels on a conféré des pouvoirs et avantages démesurés dont celui de gérer la province du Québec, c’est à dire les parasites supra-nationaux de la CSN, CSQ, FTQ et les autres supra-nationaux que j’oublie.
Par contre, j’applaudis le courage des employés qui se battent dans de petits syndicats maison face à l’entreprise privée.
@Philippe,
Non, c’est tout simplement la loi du marché à l’oeuvre. Sidney Crosby est payé 10 millions par année pour pousser une puck alors qu’un neuro-chirurgien québecois va gagner 300 000$ canadien. Or, Georges Laraque, le nouveau goon du Canadien de Montréal va gagner plus cher que cela.
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@Stephane.G:
Ce que les pro-syndicalisme refusent de considérer, ce sont les effets négatifs de payer un salaire démesuré par rapport à son niveau de qualification. Comme tu l’as toi-même souligné, ce genre d’emploi ne requiert aucune qualification et ne comporte aucune responsabilité. En étant généreux, on pourrait facilement estimer que sans le syndicat, un tel employé ferait probablement plus près de $10/heure plutôt que $20.
Si on embauche un employé sans qualification à 20$/heure, il en sera certainement très heureux. C’est ce qu’on voit.
Or, si un employeur est obligé de payer à la main-d’oeuvre non-qualifiée le double de sa valeur réelle et encore plus pour les postes qui requièrent des qualifications, il embauchera moins d’employés. Donc, à la grandeur du pays, il en résulte moins d’opportunités d’emplois pour la main d’oeuvre non-qualifiée, ce qui touche en particulier les jeunes qui essaient de se trouver un premier emploi. C’est ce qu’on ne voit pas.
@Tym Machine: Jouer dans la LNH nécessite au moins un minimum de talent qui ne se retrouve pas partout. C’est difficilement comparable à un emploi qui peut être rempli par n’importe quel Jo Blow.
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@Philippe David,
Je crois que vous n’avez pas saisi mon point.
Le point est que vous avez écrite la phrase suivante:
« Il y a une limite entre être payé décemment et d’avoir un salaire démesuré par rapport à son niveau de qualification. »
Or, ce que je vous disais dans le cas du hockey, il s’agit purement de l’offre et de la demande. Cela a très peu à voir avec le niveau de qualifications.
Évidemment, je conviens qu’au niveau de la NHL, les joueurs sont très qualifiés dans ce qu’ils font de mieux, c’est-à-dire jouer au hockey (ou n’importe quel autre sport aurait fait l’affaire). Cependant, contrairement à un travail de neuro-chirurgien par exemple, on n’évalue pas votre paie exactement avec votre niveau de compétence et de qualifications.
À ce titre, les sportifs professionnels font partie d’une catégorie de gens qui fait partie de la catégorie « divertissement ». Et dans cette catégorie, tout fonctionne avec l’offre et la demande.
Pourquoi est-ce que Sidney Crosby ou Alexander Ovechkin peuvent être payés 12 millions de dollars chacun par année? Parce que quelqu’un leur a donné évidemment mais pourquoi est-ce que ce propriétaire d’équipe peut donner un tel contrat? Parce qu’il s’agit tout simplement de l’offre et de la demande. Le propriétaire a figuré que le prix des billets dans les sections populaires devaient être environ une trentaine de dollars et ceux plus près de l’action devaient être payés en moyenne 150$.
Si les arénas étaient vides soirs après soirs et que personne n’encourageaient les commanditaires au hockey, ça ne serait pas très long que les propriétaires feraient faillite et ces joueurs aussi spectaculaires soient-ils, aussi qualifiés soient-il se retrouveraient le bec à l’eau.
Or si l’on prend l’exemple de Montréal si l’an prochain elle pourra nous offrir un produit potable, c’est que depuis des années, mauvaise ou bonne équipe, les gradins du centre Molson sont presque toujours « sold out ». Ce qui permet de concurrencer les autres équipes au niveau mondial pour les salaires offerts.
Salutations,
Tym Machine
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@Tym Machine:
Effectivement, dans la LNH il y a un marché relativement libre qui détermine les salaires des joueurs selon leur valeur aux yeux des propriétaires d’équipes. Tandis que le neurochirurgien est rémunéré à l’acte selon un barème fixé par un monopole étatique.
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@Tym Machine « Il n’y a rien de plus syndiqué que le secteur de la construction, mauvais exemple »
vrai en partie mais le syndicat te protege pas vraiment…c’est pas comme quand tu est dans un usine et que tu peut quasi faire ce que tu veut. A part negocier un contrat de travail a tous les 3-4 ans le syndicat de la construction sert pas a grand chose. Tu parle de la formule Rand je peut comprendre mais si tu a 20 employes non syndiques dans un usine de 300 syndiques je comprend pas la logique….ok les 20 voudrais etre non syndique par choix mais ils vont inevitablement beneficier des avantages du syndicat pareil alors il y a un probleme.
@Phillippe
« Or, si un employeur est obligé de payer à la main-d’oeuvre non-qualifiée le double de sa valeur réelle et encore plus pour les postes qui requièrent des qualifications, il embauchera moins d’employés. »
plus ou moins d’accord…si tu prend une petite entreprise la tu a raison…mais une entreprise qui reussit a faire beaucoup de profits …et la je parle de plus de centaines de millions par annee ca changeras rien elle vas embaucher le nombre d’employes qu’elle a besoin.
parcontre si y’as un truc qui m’ecoeure du syndicat c’est que dans certain endroits le syndicat est trop fort alors les employes en profite et se pogne le cul. Parcontre si la compagnie et les dirigeants syndicaux s’entendent bien et qu’il y a une bonne communication entre eux ca risque moins d’arriver
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@Stephane.G:
C’est peut-être ok pour les grosse compagnies, mais le problème c’est si le syndicat de la compagnie Z qui est plus petite, réclame la parité avec les employés de la compagnie X. Les jobs non-qualifiées ne devraient pas payer autant sinon plus que certains gradués de Cegep ou d’Université. C’est irréaliste. Ce qui arrive avec les pousseurs de balai, c’est que ceux de la STM se font accorder $20/heure, ensuite c’est ceux de la Ville de Montréal, puis de la Commission Scolaire, etc. Et bien souvent, les pousseurs de balai les mieux payés, travaillent aux frais du contribuable, pour ajouter une petite insulte à l’injure. Qu’une compagnie paie des pousseurs de balai $20/heure importe peu, c’est l’ensemble qui compte et dans l’ensemble, sur le plan économique, chaque balayeur payé à $20 de l’heure enlève une opportunité d’emploi à un autre travailleur non-qualifié.
Le pire, c’est lorsque ça devient généralisé. Par exemple, en France, ils ont la semaine de 35 heures, 6 semaines de vacances payées à l’embauche et des emplois partiquement à vie. Et ils ont aussi un taux de chômage de 11% et devinez quel groupe d’âge est le plus atteint? C’est bien beau revendiquer des meilleures conditions, mais pour chaque action, il y a toujours une conséquence inattendue.
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